LES THERMES
ROMAINS
DANS L’ANTIQUITE
Les thermes sont une
invention grecque que les Romains ont améliorée.
Ainsi, la pratique du bain est attestée en Grèce à la fin du Vème siècle av. J.-C..
Alors que les Grecs avaient privilégié l’eau froide, associée aux exercices du corps et à l’endurcissement, les Romains ont introduit les bains chauds et tièdes et ont fait des thermes des lieux
monumentaux et institutionnels.

Les premiers thermes étaient privés et il fallut attendre le Ier siècle avant J.-C. pour que les thermes publics apparaissent.
Les thermes financés par l’argent public se répandent alors dans tout l’Empire, même dans les villes modestes. 
Comme seules les classes aisées possédaient des bains privés et des toilettes dans leurs villas, ces bains publics avaient un rôle important pour l'hygiène générale.
Ces lieux étaient accessibles à tous, sans distinction de classe sociale et ouverts aux hommes comme aux femmes (dans des parties ou à des heures différentes).

Ils servaient non seulement pour l'hygiène corporelle et les soins du corps, mais avaient aussi une fonction sociale importante : on y rencontrait ses amis, on y faisait du sport, on se
cultivait dans les bibliothèques et on pouvait y traiter des affaires.
Les empereurs romains firent construire des bâtiments publics, très appréciés par la population.
Des gens de toutes classes pouvaient accéder à ce « petit Paradis », surnommé ainsi par les membres de la
plèbe dite basse pour la différence flagrante entre ce petit oasis de calme et souvent de luxe avec leurs logements nauséabonds et surpeuplés.
Les hommes politiques et les puissants venaient côtoyer les pauvres dans les bains. De grands Empereurs
firent construire à Rome ou ailleurs des établissements thermaux majestueux, comme Caracalla.
Bienvenue sur les Thermes Romains
Les thermes romains ont rythmé la vie des romains de tous l'Empire, de nos jours il réapparaissent pour leurs
bienfaits.
Origine des thermes
Les thermes (thermae) sont à l’origine une idée grec (thermae vient de l’adjectif grec thermos « chaud »)
mais les Romains l’ont considérablement amélioré. Avant le Ier siècle après J.-C.
les Romains ne se lavaient complètement qu’une fois par semaine, sinon ils se contentaient de se laver les
jambes, les bras et le visage.
Ce n’est qu’à partir du Ier siècle après J.-C. que des bains publiques apparurent.
C’était en fait des particuliers qui proposaient des bains froid et chaud et parfois des massages.
Mais il fallut attendre en 25 av. J.-C. pour voir apparaîtrent les vrais thermes, sur l’ordre de Marcus
Vispanius Agrippa, un ami de l’empereur AugustePremier empereur (de -27 à 14).
De nombreux empereurs construisirent des thermes immenses pour accroître leur popularité comme Nérondernier
empereur Julio-Claudien (de 54 à 68),
Titusempeureur flavien (de 79 à 81), Trajanpremier empereur non-italien (de 98 à 115), Caracallaempereur de
211 à 217, Dioclétienempereur qui divisa l'empire romain en 4 (de 284 à 305, il abdiqua).
Les thermes se répandirent dans tous l’empire, même les villes modestes en possédaient, plus petit l'on
pouvait aussi les appeller bains.
La construction des thermes revenait à l’empereur ou à ses représentants, les coûts de fonctionnements des
thermes étaient donc assurés par les finances publiques.
Utilisation
Les hommes se rendaient aux thermes tous les jours avant le dîner (cena).
D’abord le romain se rend à la palestre où il faisait du sport pour transpirer car les romains pensaient
que ça évacuait la crasse, ce qui ne voulaient pas faire de sport allaient dans le sudatio qui étant à 60° C les faisaient suer tout autant.
Ensuite il se rendait dans le caldarium où il se débarrassait de ses sueurs grâce à un strigile (grattoir
en fer ou en ivoire).
Après il allait au frigidarium en passant par le tepidarium (pour éviter une hydrocution), le bain froid
lui servait à raffermir sa peau.
Il allait éventuellement nager dans le natatiopiscine. S’il était riche il pouvait se faire masser avec
de l’huile parfumé et se faire épiler.
Dans les grands thermes il y avait des boutiques, des restaurants et des buvettes. Les romains
finissaient souvent à la buvette prendre un verre de vin ou manger des friandises. Mais il y avait aussi une bibliothèque et une salle d’exposition.
On se faisait des amis et parler politique dans le jardin et traitait des affaires dans des bains
privés.
Les femmes, elles, allaient aux thermes, mais pas aux même horaires que les hommes. Elles s'y rendaient
(avec parfois leurs enfants) en début d'après midi. Tout était mis en oeuvre pour que les femmes ne rencontrent pas les hommes, dans certains thermes il y avait même une entrée réservée aux
femmes.
Fin des thermes
Au IVe siècle après J.-C., l’empire romain déclinait, il était partagé. L’état ne put plus construire de
nouveaux thermes. La destruction de l’aqueduc alimentant Rome par les Ostrogoths marqua la fin des thermes.
Les nouveaux maîtres de la cité se contentèrent, comme les romains de la république, d’une bassine
d’eau.
Histoire des thermes et du thermalisme
Thermes : du grec thermos chaud.
Etablissement de bains public anciens.
Etablissement thermal où l’on fait une cure, où l’on vient prendre des eaux ayant des vertus médicinales.
Le thermalisme ou fréquentation des sources minérales et thermales, est une méthode thérapeutique existante
depuis des milliers d’années en même temps qu’un phénomène socio-économique.
Il regroupe l’ensemble des moyens médicaux utilisés pour exploiter les eaux de sources.
Les eaux de sources naturelles douées de propriétés thérapeutiques sont des eaux médicinales.
Elles sont généralement nommées eaux minérales bien que toutes les eaux terrestres soient minéralisées
et que certaines d’entre elles, utilisées pour la médecine, soient d’une minéralisation très faible. *
Leurs qualités viennent du parcours souterrain qu’elles effectuent dans les entrailles de la terre qui les
charge des vertus supplémentaires.
Elles acquièrent ainsi des qualités presque " humaines " : la mobilité, la chaleur et également une rare
pureté qui leur confère par conséquent un rôle purificateur.
Le bain thermal exploite directement une ressource naturelle - les eaux thermales – sur le site où elles sont
disponibles et se trouve ainsi en rapport avec la nature.
Pour exploiter ces eaux il faut bâtir sur place où il y a source.
Voilà pourquoi le lien entre le bâtiment et le lieu est très étroit, je dirais que le lieu impose le
bâtiment, il lui dicte les règles D’une certaine manière le bâtiment appartient au lieu.
LES BAINS GRECS ET ROMAINS
L’histoire des bains dans l’Antiquité commence avec le gymnase grec.
Avec l’introduction des zones d’eau et bains pour l’hygiène dans le programme, le gymnase prend un contexte
social et architectural primordial dans les premières formes de bains communales dans l’Antiquité.
Les zones d’eau deviendront la partie fondamentale dans le gymnases non seulement pour se nettoyer mais pour
prendre du plaisir et se détendre avant et après l’exercice physique.
C’est les bains grecs qui ont inspiré les premiers bains romains qui incorporent l’exercice physique comme
élément fondamental de leur pratique.
Le gymnase et les bains ont subi un développement parallèle et complémentaire.
Le gymnase a été conçu à l’origine comme une institution pour les militaires, pour l’entraînement de jeunes
athlètes et pour développement artistique et intellectuel du peuple.
Les bains dans le gymnase prennent un rôle de liaison entre la partie physique pratiquée dans la
palaestra et la discussion philosophique qui avait lieu a l’exedra.
C’est dans la seconde moitié du IV ème siècle av.J-C que le gymnase grec se développe dans son plan type qui
comprend deux éléments principaux : un bâtiment en forme de péristyle avec des salles autour d’une colonnade délimitant la cour de la palaestra, et une extension avec des pistes de course.
C’est cette organisation spatiale qui semble être la solution la plus développée pour le gymnase et pour la
palaestra.
Par la suite, les pistes de course et de promenade couvertes deviendront les éléments principaux du gymnase
et se trouveront en dehors de la palaestra. Leur relation avec la palaestra est flexible et dépend de la nature du terrain
Déjà au Xème siècle av.J-C, des conflits entre l’éducation du corps et de l’intellect commencent à
apparaître, rendant difficile de maintenir le concept de base des gymnases.
C’est surtout à partir du ler siècle av.J-C que des changements importants auront lieu dans les
gymnases : Il se transforme graduellement par l’introduction des bains d’eau chaude.
Deux facteurs ont été décisifs pour ce changement ; le déclin de l’idéal athlétique en faveur de la santé
intellectuelle et la croissance de la popularité des bains chauds et de l’hydrothérapie.
C’est cette nouvelle tendance de lier l’exercice physique aux bains qui va servir de modèle a la culture
romaine.
Les zones de bains dans la palaestra étaient destinées à l’usage des athlètes et des visiteurs du gymnase,
mais depuis le Xe siècle av.J-C il existait déjà des bains publics dans les centres urbains Une des caractéristiques de ces bains était une adaptation architecturale aux formes naturelles de
cavernes et rochers.
Depuis toujours les bains grecs montrent une très claire définition fonctionnelle dans leurs plans, mais
l’organisation spatiale en fonction de la sera plutôt le fait des romains.
Le système d’eau chaude dans les bains grecs était extrêmement simple jusqu’au l er siècle av.J-C. Il
n’existait pas de processus mécanique, il était suffisant de chauffer la salle avec la simple vapeur de l’eau chaude des baignoires ou avec du bois.
Plus tard un nouveau et plus sophistiqué système est mis au point par le réchauffement de fours et en
laissant circuler la chaleur a travers les murs des salles qui étaient chauffées à la température désirée.
A cette période, les thermes vont évoluer et s’adapter au style de la vie romaine. Les romains, comme les
Grecs, soutenaient que " il faut jouer beaucoup pour pouvoir travailler beaucoup ".
Rome est la première ville a grande échelle possédant la majeure partie de sa population dépendant de
l’Etat. La société était censée sauvegarder la santé et le bien-être du peuple.
Ce principe est fondamental car à partir d’ici les thermes sont considérés comme services publics et ainsi
non payables et ouverts à tout le monde.
À part des constructions faites pour la gloire de l’empire, les plus grands complexes étaient bâtis
pour accueillir les thermes, aussi désignées par les empereurs comme les " palaces du peuple ".
Une autre sorte de bains sont les " balneae ", qui se différencient des thermes par leur taille plus réduite
et leur caractère privé.
Leur implantation s’adapte à l’espace disponible dans la ville et parfois doit partager des murs avec des
constructions déjà existantes, au contraire des thermes qui occupaient des grandes extensions spécialement destinées à leurs construction.
Les établissements romains étaient connus comme des thermes dans lesquelles les bains se mélangeaient avec
l’exercice physique.
De là va apparaître un nouveau type de bâtiment et institution ou le bain joue un rôle aussi important que la
palaestra. Dans ce bâtiment les bains chauds et les éléments de la palaestra s’associent.
Les Grecs à leur tour ont transformé le gymnase par l’emphase donné à leurs zones de douche et par la
construction des bains chauds à une plus grande échelle.
La palaestra de Herculaneum semble être une interprétation romaine de la palaestra grecque qui veut
fonctionner indépendamment des bains.
Je dirais que sa forme et utilisation fonctionnent comme un intermezzo entre le quadriporticus
hellénistique et les thermes impériaux.
Comme dans le type des bains pompéien, la palaestra tient une importance plus modeste dans l’ensemble du
bâtiment.
Les thermes impériaux étaient d’énormes complexes destinés non seulement à accueillir toute sorte de bains,
mais on y trouvait également des salles de lecture, bibliothèques, portiques jardins, palaestra et pistes de course pour la pratique d’exercices physiques. Un de ces exemples sont les thermes de
Caracalla à Rome.
Le bloc qui contient (abrite) les bains évolue dans le croisement de deux axes principaux : l’axe nord-sud
qui comprend la natio-frigidarium-tepidarium-caldarium, 1’axe est-ouest dont le frigidarium se trouve au centre et les palaestra dans les extrémités.
Ces plans axiaux et symétriques permettaient une utilisation rationnelle du bâtiment.
Cette composition symétrique est une simple duplication des espaces permettant de fermer un côté pour
son nettoyage pendant que l’autre côté était utilisé normalement.
De plus, pendant les périodes de crise, il était possible de gérer les thermes avec la moitié des
coûts.
Les romains vont donner une preuve de leur avance technique en faisant circuler l’air chaud en dessous du
sol ce qui permettait de chauffer les salles à des températures désirées.
Le sol était composé des plaques tenues par des hypocaustes (d’où le non du système). L’air pouvait aussi
circuler au long des murs dans les tubulare.
Les thermes romains incluent les mêmes éléments que ceux des Gymnases grecs, mais vont subir une transformation au niveau des dimensions et les bains vont prendre une partie plus importante.
Leurs principaux éléments sont le :
-
Tepidarium : la température était agréable et c’est la salle plus grande et luxueuse dans les
thermes.
-
Caldarium : la salle la plus chaude.
-
Laconium : salle très chaude et de petite dimension.
-
Apodyterium : se situent normalement à côté des entrées et fonctionnent comme vestiaires.
-
Frigidarium : le petit bassin d’eau froide utilisée par les Grecs se transforme ici en une énorme piscine
extérieure.
-
Terrain de sport : comme la palaestra des grecs, les romains ont maintenu un espace pour la pratique du
sport, mais ses dimensions ont augmenté énormément.
-
Librairie : l’exedra est aussi maintenue comme endroit pour discuter. C’est sa position qui a changé,
elle est transférée à l’extérieur pour que l’on puisse parler en toute tranquillité.
Les thermes étaient destinées à une utilisation quotidienne et son processus était :
D’abord les exercices physiques dans la palaestra pour stimuler la circulation sanguine.
Ensuite les bains.
La fonction principale du tepidarium est la relaxation, après le sport un repos d’une demi-heure est fait dans cette ambiance de splendeur pour aller ensuite au très chaud caldarium en finissant
par un bref passage au laconicum, une salle d’atmosphère très sèche et chaude qui atteint 70°c.
Après ce passage, enfin, le nettoyage et les massages, pour plonger dans la grande piscine d’eau froide du frigidarium qui ferme ce procès de régénération corporelle.
LES BAINS ISLAMIQUES
Dans la culture islamique, l’homme peut être revitalisé de diverses façons : par la purification de
quelques organes du corps, par la prière ou par les bains.
Le hammam est considéré comme complémentaire a la mosquée.
C’est dans le hammam que l’ablution est faite, la purification du corps à travers
l’eau, spécialement après l’acte sexuel et avant les rituels religieux qui avaient lieu dans la mosquée.
Dans cette période les bains publics continuent à être considérés comme un
service fourni et maintenu par l’Etat (Beit-el-mal).
Cependant il y en a qui sont pris en compte par le privé et cela est considéré
comme un acte de charité. Les bains publics garderont leur aspect et seront toujours entretenus de la même façon jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Quand les Musulmans commencent à bâtir ces premiers bains dans le VIIIème
siècle, ils adoptent l’exemple romain trouvé en Syrie et l’adaptent à leurs besoins.
Le bain islamique commence par un bain à air chaud qui se transforme par la suite en bain à vapeur.
Des chambres à vapeur à des températures très élevées se
succèdent.
Le bâtiment devient plus petit que celui des romains et se compose de deux
parties principales : froide et chaude. Leur système de réchauffement devient une simplification des bains romains.
Les bains turcs sont ainsi une continuation des bains romains adaptés à une
nouvelle civilisation.
L’articulation des espaces circulaires dans une géométrie composée de niches et d’alcôves se révèle comme
une réflexion sur la forme vers la fin de l’architecture dite " antique ".
Dans les bains Islamiques, la palaestra romaine qui servait aux activités sportives et la piscine d’eau
froide, soit le frigidarium, va disparaître parce que l’Islam considère comme peu hygiénique qu’une personne se baigne dans l’eau déjà utilisée par d’autres personnes.
Ceci est un pas important dans le processus de transformation d’une institution qui s’adapte aux besoins d’une nouvelle culture et géographie.
La mosquée est l’espace pour la religion, l’enseignement et la culture intellectuelle ce qui transforme
l’exèdre romaine qui était un simple lieu avec des lits pour la relaxation.
Les chambres à air chaud vont êtres modifiées pour s’adapter au climat de l’Islam.
Les principaux composantes des bains turcs sont :
-
Maslak : C’est l’apodyterium qui prenait le rôle de vestiaire dans les thermes romains. Il est maintenant
la halle froide des bains islamiques d’une énorme richesse architecturale avec ses murs ornementés de délicats dessins.
-
Beit-el-Harara : La halle chaude des bains islamiques. Elle atteint une importance supérieure à celle du
caldarium. Normalement, de petites salles annexes communiquaient avec le Beit-el-Harara pour devenir de petits bains privés. Au centre de la salle principal, un sofa polygonal servait à
recevoir des massages et des étirements musculaires. Il faut dire que le Beit-el-Harara devient la partie architecturalement la plus intéressant des bains islamiques.
-
Le tepidarium : La plus grande et luxueuse salle des thermes romains qui dans les bains islamiques devient
un simple passage.
-
Maghtas, le laconicum : La salle plus chaude et sèche, devient un bain à vapeur dans le hammam avec une
piscine au centre.
L’utilisation des hammams était faite de la façon suivante :
D’abord le baigneur se dirigeait vers le Maslak (halle froide) pour se relaxer, pour ensuite aller vers le
Beit-el-Harara (Halle chaude).
Dans cette partie, le personnel accueille le baigneur pour le masser, l’étirer et lui frotter la peau
pour le nettoyage corporel.
C’est cette activité qui prend la place des exercices physiques pratiqués dans la palaestra.
Après ce rituel de nettoyage et étirements musculaires, le baigneur se dirige vers les petites salles
annexes, le maghtas, pour transpirer en hiver et se refroidir en été Ce parcours dans le hammam se termine avec un retour au maslak
pour se reposer et retourner au monde extérieur.
LE THERMALISME OCCIDENTAL MODERNE
Le thermalisme européen entre dans une longue période d’hibernation qui commence avec la venue des barbares
au IVème siècle et se termine vers la moitié du XVIIIème siècle.
Après l’euphorie thermale britannique de la fin du XVIIIe siècle, les constructions acquièrent une dimension
monumentale, les parcs gagnent en surface et en complexité.
Les établissements de bains se sont perfectionné avec de nouveaux hôtels, salles de bal et des casinos. Tous
ces facteurs ont contribué à la définition d’un nouveau modèle urbain.
L’établissement thermal devient l’édifice le plus grand, tandis que les sources sont abritées par des
pavillons plus petits.
En Allemagne Baden-Baden est un important exemple d’architecture thermale avec la galerie du pavillon de la
source ou la maison de conversation réalisée en 1840 par Friedrich Weinbrenner.
La partie médicale prend un grand essor dans ces stations et cela concerne aussi l’hydrothérapie et
l’hygiène.
En raison du succès réel de la thérapie et de leur rôle central dans cette nouvelle organisation
sociale les médecins vont commencer k prescrire ces cures thermales pour toutes les maladies dont la guérison ou l’amélioration peuvent être obtenues à travers le traitement par l’eau.
En France aussi, le goût de Napoléon III et de sa famille pour les villes d’eaux joue un rôle déterminant
dans le nouvel essor que le thermalisme français connaît a partir de 1850 (Thonon-les-bains, Dax, Vittel...).
Le nombre de stations qui prospèrent durant cette période est impressionnant. Le sommet de cette renaisssance
est atteint à Vichy vers la fin du siècle avec la réalisation des projets de l’architecte Charles Lecoeur.
Vers la fin du XIXe siècle, des changements de toutes sortes se poursuivent à un rythme accéléré.
Cette époque de prospérité se manifeste entre autre, par une notable diversification des formes de
l’architecture, de l’art plastique, de la musique etc.
Le public de la ville est dépensier, plein de vitalité et en quête de loisirs.
La Belle Epoque s’achève au moment ou la majorité des pays européens se voit happés par la grande guerre. Son
éclatement en 1914, signifie la fin d’une longue époque de prospérité pour les villes d’eaux.
L’immédiat après-guerre connaît un regain d’activité dans les villes d’eaux, dans la même mesure ou l’on veut
oublier les terribles années de front et retrouver le goût de la fête. Mais à l’arrivée de la deuxième guerre mondiale, ces années de folie passent et de nouveau les thermes sont oubliées.
Au Portugal, le thermalisme suit une tendance tout à fait identique au reste de l’Europe avec cette euphorie
dans les années 20 et 30 pour tomber en ruine dans les années 40.
Après la seconde Guerre mondiale, la reconstruction de l’Europe se fait dans le souci de pallier au plus vite
possible les carences les plus graves.
Les villes thermales, dont une bonne partie s’était développée entre deux guerres comme stations de luxe, ne
sont plus utilisées dans un premier temps que comme structures médicales.
A partir des années 1980 l’éveil d’une véritable curiosité vers le thermalisme s’associe à un intérêt
croissant pour la richesse du monde thermal.
Dans ces années l’architecture thermale réussit de nouveau à proposer quelques projets innovants, tel que Dax
de Jean Nouvel, Aix-les-bains de Stanislas Fiszer ou de Vals par Peter Zumthor.
Le déclin de la pratique du bain
Au Moyen Age, les bains publics sont considérés comme des lieux mal fréquentés ou suspects.
Leur disparition modifie les habitudes et entraîne le recours à la "toilette sèche".

A partir de la Renaissance, l'eau est accusée de transmettre des maladies et d’exposer le corps à toutes les infections en ouvrant les pores de la peau.
Le
Parfum remplace le
bain pour camoufler les mauvaises odeurs et se désinfecter.

Il faut attendre la fin du XVIIème siècle pour voir réapparaître des bains publics.
Ils se développent sous différentes formes au siècle suivant mais sont bientôt concurrencés par les bains privés.

Dès la fin XIXème siècle, les équipements sanitaires se développent, avec l’apport de l’eau courante et la production domestique d’eau chaude.
Le salon de bains, puis la salle de bains fait son apparition dans les maisons.

Parallèlement, le modèle des thermes antiques fait naître de nouvelles pratiques avec l’essor du thermalisme et, plus tard, celui de la
Thalassothérapie dans une optique de remise en forme.
Le hammam, qui est un bain de vapeur humide, tire lui aussi ses origines des thermes romains.

Quant au sauna, il existe depuis plus de 2000 ans en Scandinavie, et notamment en Finlande.
Derniers Commentaires