Jeudi 4 septembre 2008

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La découverte de l'Amérique, dont on était encore loin d'avoir mesuré toute l'ampleur des possibilités qu'elle offrait, n'empêcha pas les financiers, les souverains et les navigateurs de continuer à se préoccuper d'un des problèmes majeurs de cette époque : comment atteindre les Indes et les îles des épices en passant par l'ouest, c'est-à-dire par une autre route que celle dont les Portugais s'étaient assurés le monopole. En théorie, c'était relativement simple : il suffisait de trouver un passage entre l'Atlantique et le Pacifique, pour franchir ainsi l'obstacle du continent américain.

  
 
Ie premier qui proposa de trouver une solution fut un Portugais, Fernand de Magellan qui, après avoir tenté en vain 
d'intéresser le roi du Portugal à ses projets, se tourna vers la prestigieuse Casa de Contractacion de Séville, qui détenait le monopole des voyages de découverte et de l'exploitation des territoires conquis. Le moment était bien choisi : l'Espagne n'avait pas encore commencé à tirer de son implantation aux Indes occidentales (l'Amérique) des bénéfices suffisants pour compenser les dépenses que cette entreprise avait entraînées ; alors qu'on entendait parler d'importantes cargaisons d'épices en provenance des Moluques et dont l'arrivée à Lisbonne était annoncée comme imminente. Les autorités espagnoles étaient donc toutes disposées à soutenir et à financer une expédition qui leur permettrait de s'ouvrir une route des épices par l'ouest. Magellan réussit à convaincre Charles Quint qui lui fit attribuer cinq navires. Le départ eut lieu le 20 septembre 1519 au port de Sanlucar de Barrameda, dans l'estuaire de Guadalquivir. Magellan avait pour mission de faire route vers le sud-ouest pour y chercher un passage qui permettrait d'atteindre les Moluques.
Les autorités espagnoles étaient donc toutes disposées à soutenir et à financer une expédition qui leur permettrait de s'ouvrir une route des épices par l'ouest. Magellan réussit à convaincre Charles Quint qui lui fit attribuer cinq navires. Le départ eut lieu le 20 septembre 1519 au port de Sanlucar de Barrameda, dans l'estuaire de Guadalquivir. Magellan avait pour mission de faire route vers le sud-ouest  pour y chercher un passage qui permettrait d'atteindre les Moluques.
 
Il ignorait qu'il s'agissait du départ d'un tour du monde et que lui-même trouverait la mort avant de le mener à son terme. Le moment le plus difficile fut la traversée du détroit qui porte son nom, le fameux passage du sud-ouest qui sépare la Patagonie de la Terre de Feu. Car les navires durent y affronter un environnement très hostile, entre des falaises abruptes bordées d'innombrables écueils, avec des tempêtes de neige, des vagues énormes et des courants d'une rare violence. Au sortir de telles épreuves, ils débouchèrent dans un vaste océan dont le calme les surprit agréablement et auquel Magellan donna, de ce fait, le nom de "Pacifique". Après une traversée de plus de trois mois, au cours de laquelle les équipages souffrirent de la faim et d'une épidémie de scorbut due au manque de végétaux frais (ces tragiques épisodes sont relatés en détail dans le 
 journal de bord que tenait l'Italien Antonio Pigafetta), les navires atteignirent les Philippines. Là, Magellan trouva la mort dans un combat contre des indigènes en rébellion contre l'autorité qu'il avait voulu leur imposer. Il fut remplacé par Sebastiano del Cano. Et sous ce commandement, les deux derniers navires en course (la Vittoria et la Trinidad) arrivèrent enfin à Tidore, l'une des îles de l'archipel des Moluques, le 8 novembre 1521. Un seul de ces navires, la Vittoria, parvint à regagner ensuite l'Espagne (6 septembre 1522) avec une importante cargaison d'épices et 18 rescapés seulement sur les 265 hommes qui avaient pris le départ trois ans plus tôt. Au retour, les marins de Magellan avaient traversé l'océan Indien et contourné l'Afrique pour achever ainsi le premier tour du monde de l'Histoire. L'Espagne disposait désormais de sa propre "route des Indes" ce qui allait Lui permettre de concurrencer sérieusement le Portugal.

Christophe Colomb




 
 
   Certains pensaient que l'océan Pacifique s'étendait jusqu'aux rivages de la Chine et qu'il était 
donc possible "d'atteindre l'Orient en faisant route vers l'Occident". Cette hypothèse était loin de 
faire l'unanimité. Mais elle inspira l'une des plus grandes aventures de toute l'histoire humaine : la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, un Génois entré au service de l'Espagne.

 
Image:Santa-Maria.jpg
Premier voyage
 
la Santa Maria 
   Colomb partit de Palos, sur la côte Atlantique de l'Andalousie, le 3 août 1492, avec 120 hommes répartis en 3 caravelles : la Santa Maria, la Pinta et la Niña. Et le 12 octobre de la même année, au terme d'une navigation relativement paisible, il jeta l'ancre dans la baie d'une petite île des Bahamas que les indigènes appelaient Guanahani mais à laquelle les Espagnols donnèrent le nom de San Salvador (aujourd'hui l'île Watling). Poursuivant sa route vers le sud, Colomb atteignit Cuba, convaincu qu'il s'agissait de Cipangu, le Japon mythique et fabuleux des récits de Marco Polo. Mais les distances ne concordaient pas : Cipangu devait se trouver plus loin et Colomb en déduisit qu'il avait en fait atteint Catay (la Chine), le véritable but de son expédition.
 Tout cela semblait d'ailleurs être confirmé par certaines informations fournies par les indigènes : l'or que ceux-ci leur apportaient provenait d'une terre située un peu plus loin. Tout était donc clair : on était bien à Catay et la terre de l'or était Cipangu. Faisant route vers l'est, Colomb aboutit avec la Santa Maria et la Niña, (la Pinta, que commandait Martin Alonso Pinzon, avait disparu) à l'île de Haïti, avec la certitude absolue, cette foi, qu'il était bien arrivé à Cipangu.
     IL y joua de malchance avec la Santa Maria, sa nef amirale, qui s'échoua sur un banc de sable. Faute de pouvoir récupérer le bâtiment, on parvint toutefois à transporter son chargement de vivres et d'armes jusqu'au rivage avec l'aide des indigènes. Mais la Niña n'était pas en mesure de prendre à son bord la totalité des deux équipages. Aussi décida-t-on de construire un fort où furent laissés 45 hommes. Malheureusement, ceux-ci devaient tous se faire massacrer par les indigènes avant l'arrivée de la seconde expédition espagnole. De retour en Espagne, Colomb fut accueilli avec tous les honneurs. Lui-même ne soupçonnait pas qu'il avait découvert un nouveau continent, et demeura persuadé jusqu'à sa mort qu'il avait atteint les Indes.
 
Evolution de la situation
 
   On lui confia le commandement d'une seconde expédition qui partit de Cadix le 28 septembre 1793. Elle se composait de 17 navires transportant environ 1500 hommes (marins, soldats, prêtres, artisans, agriculteurs), ainsi que toute une cargaison d'instruments agricoles, de graines et d'animaux, dont certains, comme les chevaux et les moutons, étaient totalement inconnus en Amérique. 
   Le 3 novembre, l'expédition toucha terre aux petites Antilles et poursuivit sa route jusqu'à Haïti où la petite colonie du premier voyage avait été entièrement détruite par les Indiens. Toujours en quête de l'inde et de l'empire du grand khan Colomb consacra plusieurs mois à explorer les îles de la mer des Caraïbes, avant de regagner Hispaniola où il trouva son frère Bartolomé qui était venu le rejoindre avec trois navires. Il y trouva aussi une situation très détériorée par de graves problèmes administratifs, des épidémies et de constants affrontements ave les indigènes. Selon une procédure alors courante à l'époque, Colomb déclencha aussitôt une féroce répression dirigée aussi bien contre ses propres hommes que contre les "sauvages". Mais, soucieux de s'en justifier auprès de la cour d'Espagne, il embarqua le 20 avril 1496 pour regagner Cadix.
Une triste fin    Christophe Colomb effectua encore deux autres voyages en Amérique, ce "Nouveau Monde" qu'il avait découvert. Mais son pouvoir et son influence à la cour, déjà bien entamés, ne cessèrent dès lors de diminuer. Dans les îles, l'agitation allait croissant, les colons se divisant en factions hostiles qui s'accusaient mutuellement de toutes sortes de méfaits. La cour d'Espagne y dépêcha un gouverneur, Francisco de Bobadilla, qui fit rapatrier Colomb et ses frères enchaînés à fond de cale. Une fin misérable et peu glorieuse attendait le grand navigateur dont on avait confisqué une partie des biens. A la mort d'Isabelle la Catholique, sa protectrice, on lui retira tous les avantages qui lui avaient été accordés en reconnaissance de ses mérites et de ses services et qui auraient dû lui assurer une vieillesse paisible. Épuisé, malade, il quitta Séville où il résidait, pour se retirer à Ségovie, puis à Valladolid où il mourut le 20 mai 1506.

Jusqu'à sa fin Colon est resté persuadé d'avoir atteint l'Asie et d'avoir trouvé les Indes par le chemin qu'il avait choisi. Il n'aura jamais compris sa véritable découverte.

Au retour de son 4e voyage, il a 53 ans. La reine Isabelle meurt à la fin novembre 1504, moins d'un mois après le retour de l'Amiral de la mer Océane.  Colomb est très effectué par la disparition de la souveraine. 

Isabelle de Castille

(Voir "Histoire des Indes" livre II, Chapitre 37, page 189).

Colomb est aigri et frustré par la perte d'une partie des privilèges qu'il avait obtenus au commencement de l'aventure. Des promesses lui avaient été faites avant d'avoir découvert quoi que ce soit. Sur la fin de sa vie ses droits, issus des découvertes qu'ils a faites, sont énormes; ils correspondent à des sommes fabuleuses. La couronne se fait tirer l'oreille pour payer à Colomb ce qu'il estime lui être dû.  Le roi qui est en guerre se désintéresse de l'aventurier.

Durant toute le période de la découverte ou il était au service des Rois Catholiques Colomb n'a jamais habité nulle part. Il est resté un nomade. Son véritable domicile était sur ses bateaux. Malgré les propositions de la reine Isabelle, il n'a jamais pris possession d'un domaine en Espagne.

Colomb malade et affaibli termine sa vie à Séville, dans une maison qu'il a louée dans la paroisse de.........Santa Maria. Il y vit seul, quasiment oublié par ses contemporains, abandonné par certains de ses compagnons d'aventure qui se sont enrichis grâce à lui. L'Amiral est seul mais fabuleusement riche. Ses domestiques et lui ne manquent de rien.

Le fils de Colomb, don Diego, qui a vingt-quatre ans, est à la cour. Ancien page, puis garde de la reine, puis garde du roi, il est devenu un courtisant habile. C'est lui qui représente son père prés du roi. (Voir "Histoire des Indes" livre II, Chapitre 37, page 192).

L'Amiral passe l'hiver à Séville. Il y est immobilisé par le froid. En mai 1505, il fait le voyage de Séville à Ségovie à dos de mulet. Un voyage de 500 kilomètres pour rencontrer le Roi. Son fils a réussit à obtenir pour lui une audience.

Malgré ses revendications Colomb ne pourra pas obtenir l'exécution de toutes les promesses qui lui ont été faites. Le titre d'Amiral de la mer Océane reste un titre honorifique qui ne le met pas à égalité avec le Grand Amiral de Castille. Il ne sera pas reconnu vice-roi des Indes. Il ne sera pas gouverneur des Indes. Ce titre ne sera pas transmis héréditairement à son fils aîné.

Colomb demeure à Ségovie. Son homme de confiance à Saint-Domingue, Carjaval, veille sur ses intérêts dans ses affaires, très nombreuses, qu'ils a laissés sur place. Carjaval surveille et encaisse ce qui est du..

Durant au moins deux générations les héritiers de Colomb vécurent dans l'opulence.

A la fin d'avril 1506, la santé de l'amiral décline. Sa goutte et l'arthrite le font souffrir. Colomb est transporté de Ségovie à Valladolid.

FRANCISCO ORTEGA - DEATH OF COLUMBUS. Christophe Colomb meurt à Valladolid, le 20 mai 1506, jour de l'Ascension. Il a 55 ans.

Il est devenu fabuleusement riche mais pauvre d'amis. Il décède dans l'oubli le plus total.

Seuls sont présents à son chevet ses deux fils Diego et Fernando et ses frères Bartolomeo et Diego (Giacomo en italien, Jacques en français) ainsi que ses plus fidèles collaborateurs ou amis.

Les Franciscains du couvent proche ont assisté Colomb jusqu'à la dernière minute.

Christophe Colomb, Amiral de la Mer Océane, vice-roi des Indes, meurt en murmurant :

" In manus tuas Domine, commendo spiritum meum."

"En tes mains Seigneur, je remets mon esprit."

Maison dans laquelle est décédé Colomb. Aujourd'hui c'est un musée.

Aucune personne de la cour n'assiste aux obsèques. Le roi ne s'est pas fait représenter. Le décès de Colomb n'a pas été enregistré dans le registre officiel de la ville où sont consignés les événements de la cité.

Colomb a été inhumé au couvent de l'Observance, à Valladolid. A la demande de sa belle-fille, Marie de Tolède, nièce du roi, ses restes mortels seront  transportés, ultérieurement, à la Chartreuse de Séville. Puis ils partiront vers le nouveau monde pour revenir à Séville.

Cristobal Colon donnera, longtemps après sa mort,   son nom à un pays, la Colombie.  Avant son indépendance en 1819, ce pays s'appelait la Nouvelle-Grenade.


Vasco de Gama






 
Le 18 mai 1498, 10 ans après que Bartolomeu Dias l'eut découvert, un autre navigateur portugais, Vasco de Gama, doubla le cap de Bonne Espérance et atteignit enfin l'Inde, au terme d'un voyage de plus de 20 000 kilomètres qu'il accomplit en plus de 300 jours avec 4 robustes caravelles et 180 hommes.
  
 
   Parti de Lisbonne le 8 juillet 1497, il passa en vue des Canaries le 15 du même mois, franchit le tropique deux jours plus tard et le 3 août, il laissait derrière lui les îles du Cap-Vert. 

   A partir de là, Gama fit un large détour dans l'Atlantique pour éviter les calmes du Golfe de Guinée et les alizés contraires qui dominaient plus au sud. Après 3 mois de navigation ininterrompue, il jeta l'ancre dans la baie de Saint Hélène et le 22 novembre, il doublait le Cap de Bonne Espérance. 
Commençant à remonter la côte Orientale de l'Afrique, il débarqua le 5 décembre dans une région à laquelle, compte-tenu de la date, il donna le nom de natal. 

   Puis il continua sa route jusqu'à l'embouchure du Zambèze où les indigènes lui offrirent des cotonnades dont l'origine orientale ne pouvait faire aucun doute : C'était la première manifestation de l'empire Indien et de l'étendue de son réseau commercial. 
 

  Désormais assuré de la réussite de son entreprise, le navigateur Portugais accorda un mois de repos à ses équipages. puis, après avoir déclaré qu'il prenait possession de ce pays au nom du roi du Portugal, il reprit son voyage. A Mombasa (Kenya), les portugais furent accueillis avec hostilité, se qui n'eut rien détonnant, car le récit de leurs exactions les y avaient précédés.

   Au Mozambique, en effet, à l'étape précédente, il avait fait un certain nombre de prisonniers, dont il comptait obtenir des informations sur la configuration de la côte ; mais comme il trouva leurs explications insuffisantes, Gama les fit torturer, sans résultats d'ailleurs, car ces malheureux ne savaient rien.

   A Mombasa, les choses faillirent donc très mal tourner pour les portugais qui durent même lancer une attaque nocturne. Heureusement Gama sut exploiter la rivalité qui opposait Mombasa au port voisin de Malindi, dont le sultan lui accorda un pilote pour le guider à travers l'océan indien. Et après avoir navigué pendant 23 jours sans apercevoir la moindre terre, les portugais atteignirent la côte de Malabar où il allèrent jeter l'ancre devant Calicute.
La route des Indes était ouverte.
   
Par mandy-stephan-chris - Publié dans : Secrets d'histoire - Voir les 0 commentaires
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