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La découverte de l'Amérique, dont on était encore loin d'avoir mesuré toute l'ampleur des possibilités qu'elle offrait, n'empêcha pas les financiers, les souverains et les navigateurs de continuer à se préoccuper d'un des problèmes majeurs de cette époque : comment atteindre les Indes et les îles des épices en passant par l'ouest, c'est-à-dire par une autre route que celle dont les Portugais s'étaient assurés le monopole. En théorie, c'était relativement simple : il suffisait de trouver un passage entre l'Atlantique et le Pacifique, pour franchir ainsi l'obstacle du continent américain. |
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Ie premier qui proposa de trouver une solution fut un Portugais, Fernand de Magellan qui, après avoir tenté en
vain d'intéresser le roi du Portugal à ses projets, se tourna vers la prestigieuse Casa de Contractacion de Séville, qui détenait le monopole des voyages de découverte et de l'exploitation des territoires conquis. Le moment était bien choisi : l'Espagne n'avait pas encore commencé à tirer de son implantation aux Indes occidentales (l'Amérique) des bénéfices suffisants pour compenser les dépenses que cette entreprise avait entraînées ; alors qu'on entendait parler d'importantes cargaisons d'épices en provenance des Moluques et dont l'arrivée à Lisbonne était annoncée comme imminente. Les autorités espagnoles étaient donc toutes disposées à soutenir et à financer une expédition qui leur permettrait de s'ouvrir une route des épices par l'ouest. Magellan réussit à convaincre Charles Quint qui lui fit attribuer cinq navires. Le départ eut lieu le 20 septembre 1519 au port de Sanlucar de Barrameda, dans l'estuaire de Guadalquivir. Magellan avait pour mission de faire route vers le sud-ouest pour y chercher un passage qui permettrait d'atteindre les Moluques. |
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Il ignorait qu'il s'agissait du départ d'un tour du monde et que lui-même trouverait la mort avant de le mener à son terme. Le moment le plus difficile fut la traversée du détroit qui porte son nom, le fameux passage du sud-ouest qui sépare la Patagonie de la Terre de Feu. Car les navires durent y affronter un environnement très hostile, entre des falaises abruptes bordées d'innombrables écueils, avec des tempêtes de neige, des vagues énormes et des courants d'une rare violence. Au sortir de telles épreuves, ils débouchèrent dans un vaste océan dont le calme les surprit agréablement et auquel Magellan donna, de ce fait, le nom de "Pacifique". Après une traversée de plus de trois mois, au cours de laquelle les équipages souffrirent de la faim et d'une épidémie de scorbut due au manque de végétaux frais (ces tragiques épisodes sont relatés en détail dans le |
| Christophe Colomb |
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Certains pensaient que l'océan Pacifique s'étendait jusqu'aux rivages de la Chine et qu'il
était donc possible "d'atteindre l'Orient en faisant route vers l'Occident". Cette hypothèse était loin de faire l'unanimité. Mais elle inspira l'une des plus grandes aventures de toute l'histoire humaine : la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, un Génois entré au service de l'Espagne. |
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Colomb partit de Palos, sur la côte Atlantique de l'Andalousie, le 3 août 1492, avec 120 hommes répartis en 3 caravelles : la Santa Maria, la Pinta et la Niña. Et le 12 octobre de la même année, au terme d'une navigation relativement paisible, il jeta l'ancre dans la baie d'une petite île des Bahamas que les indigènes appelaient Guanahani mais à laquelle les Espagnols donnèrent le nom de San Salvador (aujourd'hui l'île Watling). Poursuivant sa route vers le sud, Colomb atteignit Cuba, convaincu qu'il s'agissait de Cipangu, le Japon mythique et fabuleux des récits de Marco Polo. Mais les distances ne concordaient pas : Cipangu devait se trouver plus loin et Colomb en déduisit qu'il avait en fait atteint Catay (la Chine), le véritable but de son expédition. |
Jusqu'à sa fin Colon est resté persuadé d'avoir atteint l'Asie et d'avoir trouvé les Indes par le chemin qu'il avait choisi. Il n'aura jamais compris sa véritable découverte.
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Au retour de son 4e voyage, il a 53 ans. La reine Isabelle meurt à la fin novembre 1504, moins d'un mois après le retour de l'Amiral de la mer Océane. Colomb est très effectué par la disparition de la souveraine. |
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Isabelle de Castille |
(Voir "Histoire des Indes" livre II, Chapitre 37, page 189). |
Colomb est aigri et frustré par la perte d'une partie des privilèges qu'il avait obtenus au commencement de l'aventure. Des promesses lui avaient été faites avant d'avoir découvert quoi que ce soit. Sur la fin de sa vie ses droits, issus des découvertes qu'ils a faites, sont énormes; ils correspondent à des sommes fabuleuses. La couronne se fait tirer l'oreille pour payer à Colomb ce qu'il estime lui être dû. Le roi qui est en guerre se désintéresse de l'aventurier.
Durant toute le période de la découverte ou il était au service des Rois Catholiques Colomb n'a jamais habité nulle part. Il est resté un nomade. Son véritable domicile était sur ses bateaux. Malgré les propositions de la reine Isabelle, il n'a jamais pris possession d'un domaine en Espagne.
Colomb malade et affaibli termine sa vie à Séville, dans une maison qu'il a louée dans la paroisse de.........Santa Maria. Il y vit seul, quasiment oublié par ses contemporains, abandonné par certains de ses compagnons d'aventure qui se sont enrichis grâce à lui. L'Amiral est seul mais fabuleusement riche. Ses domestiques et lui ne manquent de rien.
Le fils de Colomb, don Diego, qui a vingt-quatre ans, est à la cour. Ancien page, puis garde de la reine, puis garde du roi, il est devenu un courtisant habile. C'est lui qui représente son père prés du roi. (Voir "Histoire des Indes" livre II, Chapitre 37, page 192).
L'Amiral passe l'hiver à Séville. Il y est immobilisé par le froid. En mai 1505, il fait le voyage de Séville à Ségovie à dos de mulet. Un voyage de 500 kilomètres pour rencontrer le Roi. Son fils a réussit à obtenir pour lui une audience.
Malgré ses revendications Colomb ne pourra pas obtenir l'exécution de toutes les promesses qui lui ont été faites. Le titre d'Amiral de la mer Océane reste un titre honorifique qui ne le met pas à égalité avec le Grand Amiral de Castille. Il ne sera pas reconnu vice-roi des Indes. Il ne sera pas gouverneur des Indes. Ce titre ne sera pas transmis héréditairement à son fils aîné.
Colomb demeure à Ségovie. Son homme de confiance à Saint-Domingue, Carjaval, veille sur ses intérêts dans ses affaires, très nombreuses, qu'ils a laissés sur place. Carjaval surveille et encaisse ce qui est du..
Durant au moins deux générations les héritiers de Colomb vécurent dans l'opulence.
A la fin d'avril 1506, la santé de l'amiral décline. Sa goutte et l'arthrite le font souffrir. Colomb est transporté de Ségovie à Valladolid.
Christophe Colomb meurt à Valladolid, le 20 mai 1506, jour de l'Ascension. Il a 55 ans.
Il est devenu fabuleusement riche mais pauvre d'amis. Il décède dans l'oubli le plus total.
Seuls sont présents à son chevet ses deux fils Diego et Fernando et ses frères Bartolomeo et Diego (Giacomo en italien, Jacques en français) ainsi que ses plus fidèles collaborateurs ou amis.
Les Franciscains du couvent proche ont assisté Colomb jusqu'à la dernière minute.
Christophe Colomb, Amiral de la Mer Océane, vice-roi des Indes, meurt en murmurant :
" In manus tuas Domine, commendo spiritum meum."
"En tes mains Seigneur, je remets mon esprit."
Maison dans laquelle est décédé Colomb. Aujourd'hui c'est un musée.
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Le 18 mai 1498, 10 ans après que Bartolomeu Dias l'eut découvert, un autre navigateur portugais, Vasco de Gama, doubla le cap de Bonne Espérance et atteignit enfin l'Inde, au terme d'un voyage de plus de 20 000 kilomètres qu'il accomplit en plus de 300 jours avec 4 robustes caravelles et 180 hommes. |
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Parti de Lisbonne le 8 juillet 1497, il passa en vue des Canaries le 15 du même mois, franchit le
tropique deux jours plus tard et le 3 août, il laissait derrière lui les îles du Cap-Vert.
A partir de là, Gama fit un large détour dans l'Atlantique pour éviter les calmes du Golfe de Guinée
et les alizés contraires qui dominaient plus au sud. Après 3 mois de navigation ininterrompue, il jeta l'ancre dans la baie de Saint Hélène et le 22 novembre, il doublait le Cap de Bonne
Espérance.
Puis il continua sa route jusqu'à l'embouchure du Zambèze où les indigènes lui offrirent des
cotonnades dont l'origine orientale ne pouvait faire aucun doute : C'était la première manifestation de l'empire Indien et de l'étendue de son réseau commercial. |
Au Mozambique, en effet, à l'étape précédente, il avait fait un certain nombre de prisonniers, dont il comptait obtenir des informations sur la configuration de la côte ; mais comme il trouva leurs explications insuffisantes, Gama les fit torturer, sans résultats d'ailleurs, car ces malheureux ne savaient rien.
A Mombasa, les choses faillirent donc très mal tourner pour les portugais qui durent même lancer une attaque nocturne. Heureusement Gama sut exploiter la rivalité qui opposait Mombasa au port voisin de Malindi, dont le sultan lui accorda un pilote pour le guider à travers l'océan indien. Et après avoir navigué pendant 23 jours sans apercevoir la moindre terre, les portugais atteignirent la côte de Malabar où il allèrent jeter l'ancre devant Calicute.
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