









Il faut tout d'abord savoir que ce n'est pas une organisation dite "secrète". C'est un organisme officiel. Vous pouvez même aller sur leur site officiel www.nsa.gov
Le siège de l'agence se situe a Fort Mead, près de Washington. On dit qu'elle emploie entre 20.000 et 100.000 personnes dans le monde (oui je sais la fourchette est large, mais c'est bien représentatif du secret qui entoure l'organisme). Elle dispose d'un budget supérieur à ses consoeurs, CIA et FBI (on parle de 50 milliards de francs). Au siège de Fort Meade il y a des cinémas, théâtres, restaurants, tennis ... et il est fortement conseillé de se marier avec un employé de la maison.
La NSA et la cryptologie

L'activité "officielle" de cet organisme est la cryptologie. C'est d'ailleurs la seule activité qui ressort de la lecture de leur site. Ils emploient les meilleurs cryptanalystes du monde et
disposent d'ordinateurs terriblement puissants capables de "casser" n'importe quel codage.
Cette activité est motivée par la lutte anti-terroriste ... ce qui est louable, mais n'y a-t-il pas d'abus ?
Ainsi de nombreuses entreprises dont Microsoft, Motorola, Netscape, ... auraient inséré dans les sources de leurs programmes une backdoor qui permettrait à la NSA d'espionner tout utilisateur.
Ces récentes révélations sont invérifiables car Microsoft ne veut pas donner le code source de ses programmes ... laissant planer le doute. Ces entreprises collaborent volontiers avec la NSA pour deux raisons : par patriotisme et surtout parce qu'il s'agit d'échanges de bons procédés : si la NSA "capte" une information concernant un de leurs concurrents directs, ils pourront alors en profiter ... (cf. partie intitulée "La NSA et l'intelligence économique)."Je suis persuadé que Microsoft comprend le lien crucial qui existe entre notre sécurité nationale et la prosperité de notre pays." William Cohen - Secrétaire américain à la Défense.
La NSA et le réseau Echellon

Afin de lutter contre le terrorisme la NSA dispose de nombreux moyens d'interception des communications.
Les systèmes d'écoute de Menwith sont surement les plus connus ...
Elle dispose de plusieurs dizaines de stations d'écoute des communications téléphoniques en Angleterre, Nouvelle Zélande, Japon, Australie, ...
Elle dispose aussi des sattelites (Mercury, Mentor, Trompet) qui "filtrent" toutes les communications radioélectriques (radio, télévision, mais aussi stations relais des téléphones mobiles, micro-ondes, ...).
Quand les cables n'étaient encore qu'analogiques, la NSA aurait eu un robot sous-marin à - 5000 m qui posait des bretelles sur les lignes sous-marines, et qui reémettait vers une station au sol, en Grande Bretagne.
Les fibres optiques seraient actuellement espionnées grâce à un procédé tenu secret.
Enfin on peut soupçonner une collaboration étroite avec les compagnies de téléphone. Durant les années 1950/60, la NSA - dont personne
ne soupçonnait alors l'existence - avait demandé aux compagnies de télégraphie de l'époque de lui remettre une copie de chaque communication qui entrait ou sortait des Etats Unis.
Le nouveau réseau mondial de téléphonie mobile, Iridium, doit être d'ores et déjà sous contrôle de la NSA ...
Les écoutes sont effectuées sur certains "points sensibles" (ambassades, ministères). Mais ils disposent aussi de systèmes de reconnaissance vocale. Ainsi de puissants ordinateurs CRAY construits "sur mesure" permettent de reconnaître des mots clefs et/ou des voix dans certaines conversations.
Après traitement, et sélection, seules 10.000 a 15.000 communications seront vraiment exploitées chaque jour.
Leurs sattelites espions leur permettent de detecter les émissions infra-rouges et ainsi repérer les usines de production d'armes bactériologiques, chimiques, les stocks d'armes lourdes ...
Seul problème : tout cela ne leur sert que comme information. Pour l'intervention il faut ensuite mobiliser des troupes, ce qui n'est pas du ressort de cet organisme.
La NSA et l'intelligence économique
En 1995, Thomson devait s'occuper de l'installation d'un dispositif radar sur toute l'Amazonie. La NSA ayant intercepté des échanges entre la France et le Brésil aurait donné le montant des
"dessous de table" au Président Bill Clinton, qui serait par la suite intervenu auprès du gouvernement brésilien. Le contrat a ainsi été signé par une entreprise américaine.
Une aventure similaire est parvenue à Airbus, qui a vu s'échapper un gros contrat qui se chiffrait en centaines de milliards au profit de Boeing.
Pour finir voici une liste des centres d'écoutes connus :
| Pays | Centre | Ecoutes ou Photos ? |
| US - Virginie | Fort Mead | Ecoutes |
| US - Virginie | Fort Belvoir | Photos |
| US - Virginie | Chantilly | Photos |
| US - Virginie OCC | Sugar Grove | Ecoutes |
| US - Washington | Yakima | Ecoutes |
| US - Colorado | Buckley | Ecoutes + Photos |
| US - Nouveau Mexique | White Sand | Photos |
| Cuba | Guantanamo | Ecoutes |
| Royaume-Uni | Morwenstow | Ecoutes |
| Royaume-Uni | Menwith Hill | Ecoutes + Photos |
| Allemagne(ex-RFA) | Bad Aibling | Ecoutes |
| Chine | Qitai Korta | Ecoutes |
| Coree du Sud | Pyong Taek | Ecoutes |
| Japon | Misawa | Ecoutes |
| Ocean Indien | Diego Garcia | Ecoutes |
| Australie | Geralton Station | Ecoutes |
| Australie | Pine Gap | Ecoutes + Photos |
| Nouvelle Zelande | Waihopai | Ecoutes |
La NSA se découvre petit à petit ...
Aujourd'hui de nombreuses personnes se mobilisent contre cette organisation et réclament plus de transparence (même les sénateurs américains se posent la question de la consitutionnalité d'un système tel que Echelon !).
Un Jam Echelon Day a même été organisé. Cette journée d'action, fin septembre 1999, avait pour but de "noyer" les ordinateurs de la NSA en envoyant des tonnes de mail avec certains mot-clefs. En effet, chaque E Mail contenant des mots tels que "bombe", "tuer", "Président", ... est intercepté par les ordinateurs.
Pour Duncan Campbell, journaliste et militant écossais à l'origine du premier scoop en 1988 comme du dernier rapport de 99, a affirmé le contraire : "The repeated transmission of strings of hypothetical key words will certainly come to the attention of NSA ..., but is unlikely to affect or degrade their spying capabilities. They are skilled in information warfare; their tools are designed to separate signals from noise. Advertised attacks such as the "jam Echelon" string can be recognised as noise and, thus, not processed."
Ainsi, le réseau Echelon pourrait faire la différence et ne pas s'occuper des "bruits" parasites.
Les meilleurs spécialistes dans chaque discipline (informatique, communications, cryptologie, ...), des ordinateurs avec une Intelligence Artificielle très développée, des satellites espions, des systèmes d'écoute planétaire, des moyens énormes, ... qui arrêtera la NSA ?
Dernièrement plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer "une gigantesque campagne de désinformation de la part de la NSA". En effet, cette organisation pourrait très bien avoir des moyens très limités, mais jouer sur l'imaginaire collectif...
édition du 1er mars, le quotidien expliquait comment un responsable de la commission européenne avait fait tester pendant des années les logiciels de cryptage de la commission par... la NSA !
Libération a récemment lâché une petite bombe qui est pourtant passée (presque) inaperçue : dans son
Cette déclaration fracassante date du 6 février 2001, lors de l’audition du britannique Desmond Perkins sur les systèmes de cryptage utilisés par la Commission pour communiquer avec ses bureaux extérieurs.
Le jour suivant cet article, Libération a publié un second papier sur le sujet, dans lequel la commission européenne faisait un démenti assez peu convaincant.
Comme toujours avec de telles informations ultra-sensibles, il faut utiliser des pincettes, cependant, si cette nouvelle s’avérait être confirmée par la suite, il s’agirait sûrement d’une des plus belles bourdes de l’année. Comme le conclut très justement l’auteur de l’article, pourquoi "avoir recours à Echelon ou à une technologie futuriste puisque tout indique [que la NSA] dispose de ses entrées à la Commission..."
NSA avait mis en ligne un guide sur la "sécurisation de Windows 2000", écrit initialement à destination de plusieurs départements de la défense (DoD).
Selon une récente dépêche de Reuters, la CIA aurait mis au point un "petit frère" du réseau Echelon. Dans un premier temps, un programme qui répond au doux nom d'Oasis convertirait les signaux audio interceptés en texte.
Puis ce même programme opérerait une reconnaissance vocale "sommaire" permettant de différencier les différents interlocuteurs.
Enfin, le programme effectuerait un classement par "thèmes" en fonction de mots clefs (même principe qu'Echelon) et en bout de chaîne un "humain" vérifierait manuellement le message intercepté si celui-ci était considéré comme "à risque".
Ce programme semblerait avoir été développé en collaboration avec la NSA...
La semaine dernière, le département INFOSEC de la
Mais l'accès au fichier est aujourd'hui impossible pour des raisons techniques. Il semblerait que l'importance du nombre de connections/téléchargements n'ait pas été bien anticipé par les responsables du site.
Pourquoi y a-t-il eu un tel engouement pour ce document ? Certains semblent suggérer que cela proviendrait d'une simple news postée sur le très populaire "Slashdot". Quelque soit la raison, cela ne fait très sérieux pour une organisation qui se dit à la pointe de la technologie et que l'on dit capable de traiter des millions d'informations/seconde avec son célèbre réseau Echelon...
Fondation
La NSA est l'héritière des divers services américains d'écoute électronique (SIGINT) et de décryptage ayant existé jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui se montrèrent particulièrement efficaces en décryptant les codes allemands et japonais, notamment Enigma (en collaboration avec les Britanniques) et le code 97, dans le cadre de l'opération Magic, ainsi que le Projet VENONA, qui concernait le décryptage des codes soviétiques [1].
La NSA est le successeur de l'AFSA (Armed Forces Security Agency) du DoD (Département de la Défense américain), fondée le 20 mai 1949 sous le commandement direct du Joint Chiefs of Staff. Le 24 octobre 1952, le mémorandum Communications Intelligence Activities classifié top secret est présenté au Président Harry Truman, qui crée la NSA le 4 novembre 1952, par réorganisation de l'AFSA pour notamment lui permettre de travailler à la fois dans les domaines militaire et civil.
Les missions de la NSA sont définies par la National Security Council Intelligence Directive No.6, selon les besoins et ordres du Directeur du renseignement national (Avant 2004, cette fonction était celle du Director of Central Intelligence). Bien qu'elle appartienne au Département de la Défense, la NSA agit pour l'ensemble de l'Intelligence Community.
Contrairement à la CIA, fondée de manière très officielle, la NSA est restée très secrète, et son existence ne fut officiellement reconnue qu'en 1957. Cet épisode fit gagner à la NSA son premier surnom, No Such Agency (une telle agence n'existe pas) par les journalistes.
Selon la commission Church du Sénat américain (1975), la NSA sélectionnait environ 150 000 messages par mois, sur un total de 6 millions de messages par mois, pour en faire un compte rendu (soit 1 message sur 40 [3]). Des milliers de messages étaient transférés à d'autres agences de renseignement pour analyse [3]. Lew Allen, alors directeur de la NSA, reconnaissait le 8 août 1975, devant la commission Pike, que « la NSA [interceptait] systématiquement les communications internationales, les appels téléphoniques comme les messages câblés » [3], dont « des messages adressés à des citoyens américains ou émanant d'eux » [4].
Le CSS (Central Security Service) a été créé en 1972 pour promouvoir la collaboration entre la NSA et les services cryptographiques des forces armées des États-Unis. Depuis 1972, le directeur de la NSA est aussi directeur du CSS. Au sein du Département du Commerce, l' Office of Executive Support est chargé de disséminer à des firmes clé l'information obtenues à travers les agences de renseignement américaines [6]
La NSA, avec divers autres pays anglo-saxons, alliés dans le cadre du traité UKUSA, est à l'origine du système d'espionnage des communications Echelon (ou renseignement d'origine électromagnétique, ROEM, SIGINT en anglais). Depuis les années 1980, ce système est la principale source de renseignements de la NSA. Elle a été accusée, notamment à la suite d'un rapport de Duncan Campbell pour le Parlement européen, de s'occuper aussi d'espionnage industriel (ayant notamment fait capoté deux contrats Airbus).
Le IVe amendement de la Constitution des États-Unis et le Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) de 1978 interdisent aux agences gouvernementales d'espionner un citoyen américain sans mandat.
Cependant, il est parfois difficile de déterminer, avec un système mondial automatisé d'interception comme Echelon, si une communication est destinée ou non à un citoyen américain. Pour contourner le IVe amendement, il a souvent été dit que la NSA pourrait demander à ses alliés étrangers les renseignements désirés sur des citoyens américains, même si, en principe, ceci est aussi interdit depuis le FISA et contraire au traité UKUSA.
En 1991, 12 tonnes de cocaïne appartenant au cartel de Cali sont confisquées grâce à des informations fournies par la NSA
En 1994, lors des négociations du GATT entre les États-Unis et l'Union européenne, Echelon aurait été utilisé pour connaître la position des différents pays de l'Union européenne et la stratégie de la Commission européenne. En 1998, la NSA aurait profité de la mission de désarmement de l'ONU en Irak pour placer des systèmes d'interception et capter les communications irakiennes.
En 2005, sur ordre du président des États-Unis d'Amérique George W. Bush, elle a procédé à l'écoute d'une énorme quantité de conversations téléphoniques (ainsi que l'enregistrement d'informations comme la date et la durée des appels ou les numéros de téléphone impliqués), l'ordre n'étant, d'après certains, pas légalement valide[7]. Pour la première fois, ces écoutes concernaient des appels à l'origine ou à destination des États-Unis, ce qui les rendent potentiellement illégales d'après les lois américaines.
En dépit du fait qu'elle soit le plus grand employeur de mathématiciens, d'informaticiens et d'électroniciens au monde, qu'elle possède un grand nombre d'ordinateurs, et un budget colossal (évalué à environ 4 milliards de dollars en 1997), qui dépasse même celui de la CIA, l'agence a été remarquablement discrète jusqu'à récemment.
Selon certaines estimations, le quartier général de la NSA utilise à lui seul assez d'électricité pour alimenter quatre Earth Simulators (l'ordinateur le plus puissant connu à la date du 20 septembre 2002).
La NSA utilise des satellites d'interception des télécommunications qui s'interposent sur les relais télécoms civils et militaires pour collecter des informations d'ordre politique, économique et militaire. Ces informations sont acheminées vers des stations d'interceptions ROEM disséminées dans le monde et dont la station la plus connue est Menwith Hill en Angleterre. L'agence, qui est en relation avec l'US Navy, utiliserait un sous-marin de classe Seawolf pour espionner les lignes de communications immergées.
Pour décrypter les messages qu'elle capte, la NSA a besoin d'une puissance de calcul importante. C'est pourquoi elle dispose d'un
grand nombre de superordinateurs.

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