

Le
collier

.














L'industrie cinématographique indienne est la plus prolifique du monde. Son fleuron est constitué par la production de Bollywood (nom dérivé de Bombay, ancienne dénomination de Mumbai), dont les studios sont situés dans la capitale de l'État du Maharashtra, et qui réalisent principalement des films commerciaux en hindi. L'industrie est également importante dans la région de Kolkata (Calcutta), de Chennai (Madras), et au Kerala. Il existe ainsi une production non négligeable de films en telugu, en kannada, en malayalam, en tamoul, en bengali ou en marathi. Le cinéma est un art et une distraction particulièrement populaire en Inde : quels que soient l'âge, le sexe, la caste, l'origine sociale ou géographique des Indiens, ces derniers fréquentent massivement les salles de cinéma. Les acteurs les plus connus jouissent ainsi d'un prestige inégalé dans nos sociétés, et les liens entre l'industrie du film et la politique sont parfois très étroits. Ainsi, certains acteurs ont occupé des postes gouvernementaux importants, comme M. G. Ramachandran, acteur tamoul populaire devenu premier ministre de l'État du Tamil Nadu [21].
En marge de cette production de masse parfois très stéréotypée, il existe également un cinéma d'auteur, dont le représentant le plus connu hors des frontières de l'Inde est le bengali Satyajit Ray. On peut également citer parmi les réalisateurs classiques Guru Dutt, Raj Kapoor (également acteur) et Adoor Gopalakrishnan.
Parmi les réalisateurs contemporains émergent Mira Nair, figure de proue du cinéma indien indépendant, qui a obtenu plusieurs récompenses internationales dont un Lion d'Or à Venise en 2001. Ses films sont travaillés par le thème de l'exil et de la fracture entre les générations, ou de la sexualité féminine et de sa censure. Sur un mode plus léger, Karan Johar, issu d'une famille de réalisateurs de Bollywood, possède sa propre société de production et tente de renouveler les codes du genre en introduisant des thèmes de réflexion sur les moeurs familiales en mutation dans ses intrigues par ailleurs très représentatives du cinéma commercial produit à Mumbai
Bollywood est le nom donné à l'industrie cinématographique indienne basée à Mumbai (Bombay) et dont les films sont réalisés en hindî et en ourdou. Il s'agit de la composante la plus populaire du cinéma indien, le plus important au monde en nombre de films tournés. Les films de Bollywood, diffusés dans toute l’Inde, s’exportent dans le monde entier, spécialement dans les pays musulmans, comme l'Algerie, Tunisie, Maroc, Dubai, Pakistan...
FILMS BOLLYWOOD
Le terme « Bollywood» est un mot-valise créé en combinant le nom « Bombay » - désormais appelée Mumbai - et celui d'un autre symbole de l'industrie cinématographique, en l'occurrence américaine : « Hollywood ». Employé en occident, ce terme est néanmoins très mal connoté en Inde.[1]
Les films de Bollywood comportent très souvent des histoires d'amour mélodramatiques d'une extrême pudeur.[2] Comme en Afrique, certains acteurs (surtout des actrices) s'éclaircissent souvent le teint, un teint clair étant synonyme de richesse.
Quand le cinéma de Bollywood n'était pas connu hors de l'Inde, de nombreux films ont été exploités sans tenir compte de la propriété industrielle.
Actuellement, en raison de leur visibilité accrue et de l'augmentation de leur public potentiel, quelques films de Bollywood commencent à avoir des budgets plus importants, leur permettant d'employer des décors naturels lointains et dispendieux comme Hatfield House et le palais de Blenheim au Royaume-Uni.
De grands studios commencent à émerger, comme par exemple ceux de la société Yash Raj Films. Les financements proviennent essentiellement d'investisseurs privés et de plus en plus souvent d'acteurs qui fondent leurs propres maisons de production à l'image de Shahrukh Khan, Juhi Chawla ou Ashutosh Gowariker. En 2001, le Central Bureau of Investigation, l'agence nationale de la police de l'Inde, a saisi toutes les copies de Chori Chori Chupke Chupke lorsqu'il s'est avéré que le film avait été financé par la pègre de Mumbai.
Un autre problème de Bollywood est le piratage de ses films. Les DVD piratés sont souvent disponibles sur le marché en même temps que le film en salle, les films sont réencodés - bonus supprimés - pour en mettre deux sur un même support, moyennant une baisse de qualité.
Le cinéma indien coûte moins cher que celui d'Hollywood. Le film Devdas, qui met en scène les acteurs indiens Aishwarya Rai-Shahrukh Khan-Madhuri Dixit, est le film le plus onéreux avec un montant de production estimé à 8 millions d'euros (50 Crore de roupies indiennes en 2002). En comparaison, une grosse production américaine peut dépasser 150 millions d'euros.
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires