l'Apparition
D'après les recherches menées par G.N.M. Tyrrell dans les années 1940, on conçoit désormais que le solide visible qui constitue l'appartion fantômatique est en réalité fourni par le percipient.
C'est ainsi que plusieurs personnes dans une même pièce peuvent appercevoir l'apparition d'un angle de vue différent. La localisation d'une apparition dans notre espace matériel est mal
définie.
Bien qu'elle semble en tout point occuper une zone de l'espace tridimentionnel de notre monde, tout porte à croire d'après les travaux de Tyrrell, qu'elle se formerait plutôt dans un espace exclu
du monde matériel, c'est à dire dans une dimension psychique. On parlera alors d'hallucination visuelle et/ou sensorielle.
L'apparition produit dans la très grande majorité des cas, un refroidissement instantané du percipient qui se sent entouré d'une brise légère mais glaciale. Souvent l'apparition ne se contente
pas de tromper le sens de la vue, elle est également capable d'halluciner tous les sens physiques (et parfois psychiques).
Par exemple : le sens de l'odorat en produisant des odeurs surnaturelles, le sens de l'ouïe en imitant des sons (bruits de pas, respiration humaine, froissement des vêtements...), ou encore le
sens du toucher en frôlant le percipient ou en interagissant avec des objets matériels de la pièce. Le mode de communication d'une apparition est presque toujours la télépathie, en s'adressant
aux percipients capables d'intéragir avec elle, ou de la voir
le petit garçon
Au mois de décembre 1880, M.J.G. Keulemans était avec sa famille à Paris.
L’explosion d’une épidémie de petite vérole l’engagea à envoyer trois de ses enfants, dont un petit garçon de cinq ans qui était son favori, à Londres, d’où il reçu dans le courant du mois
suivant plusieurs lettres qui lui donnaient d’excellentes nouvelles de leur santé. Le 24 janvier 1881 à 7h30 du matin, M. Keulemans fût réveillé par la voix de son fils, qu’il entendit près de
son oreille. « Je voyais devant moi une masse brillante, opaque et blanche, dit-il. Au centre de cette masse je vis la figure de mon petit chéri, les yeux brillants et la bouche souriante.
L’apparition, accompagnée par le son de la voix, était trop courte et trop soudaine pour être appelée un rêve ; et semblait trop nette et trop précise pour être l’effet de mon imagination. Sa
voix était si distincte, que je regardais tout autour de la chambre, pour voir s’il était réellement là. Le son que j’entendis était celui d’un cri d’amusement, tel que seul un enfant heureux
peut pousser. Je me suis dit que c’était certainement le moment où il se réveillait à Londres, heureux et pensant à moi. Je répétais en moi-même : «Dieu merci, le petit Isidore est heureux comme
toujours ! ».
Le jour suivant était ensoleillé, M. Keulemans fit une longue promenade accompagné d’un ami avec lequel il dîna. Après le repas ils se mirent à jouer au billard, quand pendant la partie, M.
Keulemans vît une seconde apparition lumineuse portant le visage de son fils. Il commença à s’inquiéter à son sujet en dépit des bonnes nouvelles qu’il avait reçues trois jours auparavant. Le
jour qui suivit il arriva une lettre disant que l’enfant était malade; mais M. Keulemans n’y cru pas un instant, il pensa que l’on essayait de lui cacher la vérité afin d’amortir son chagrin.
C’est lorsqu’il retourna à Londres, qu’on lui dit finalement la vérité. L’enfant était mort après seulement quelques heures de maladie, le jour même où il avait vu la première
apparition.
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