LA VIE ET LES PHENOMENES PARANORMAUX
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- Qu’est ce que le paranormal |
- Le chamane est un être capable de modifier
le fonctionnement de son système nerveux
central, et d’agir ainsi sur son activité cérébrale
consciente, par la danse, le bruit, l’emploi de
drogues... Le chamane quitte ainsi la réalité
matérielle visible immédiate, pour accéder à
une autre réalité invisible qui anime l’ensemble
de l’Univers, ce qui lui permet de discerner les
voies à suivre, les réponses à donner à ses
consultants.
- En Amazonie péruvienne, certains alcaloïdes
rendent les gens transparents, ce qui permet
de " voir " l’intérieur de leur corps physique
et de " lire " dans leur esprit, ou permettent
de communiquer avec les animaux (singes,
oiseaux, papillons... voire reptiles). Les chamanes
peuvent ainsi localiser des objets, des animaux,
d’autres hommes... appeler sur le rivage des
marsouins ou des tortues luth ou des thons...
La vision chamanique ne serait pas une simple
hallucination, ce serait une production mentale
visualisée intérieurement et pouvant être
projetée à l’extérieur, ce qui lui permettrait une
existence indépendante pendant un certain temps
sous des formes diverses pouvant être vues par
d’autres personnes : ce sont les " animaux de
pouvoir " comme le jaguar ou l’aigle... Nous sommes
loin de notre culture scientifique occidentale
actuelle, et nous retrouvons la sorcellerie et les
fantômes... ! Mais qui peut dire où se trouve la vérité ?
- Drogues à voyager dans le temps et l’espace
- Les drogues hallucinogènes modifient nos
capacités de perception en modifiant notre
fonctionnement cérébral. Ces drogues sont
tirées de plantes toxiques et fréquemment de
champignons " sacrés ", et servent dans les
breuvages d’initiation. Leur usage est très
dangereux, pouvant être mortel, ce qui
conduit à l’interdiction de certaines consommations.
Mexique (Aztèques) Téonanacatl mémoire
prodigieuse (à base de psilocybine)
Peyotl modification des sensations visuelles
(à base de mescaline) et auditives : sons
se transformant en couleurs, paysages extraordinaires
Amazonie Yagi permet de voir et d’entendre à
travers des obstacles ou à grandes distances.
Ayahuasca la " vigne de l’âme " ou " liane sacrée ",
mortelle à dose trop forte.
Visions terrifiantes (démons crocodiliens...),
paysages et bateaux extraordinaires
Pérou Huachama clairvoyance et vision de l’avenir
Equateur Huanta connaissance de l’avenir
(à base de datura)
Papouasie Honda divination, vision à distance, peut
conduire au délire
Sibérie Muchamore exaltation de la mémoire et
divination
(à base de muscarine)
- Il y a lieu de faire état du Gréal, la boisson des
Celtes, à base de six plantes de l’arc en ciel,
qui était produit dans le pays des Grands
Ancêtres, au-delà de l’océan, et qui était source
de connaissance : violette (violet), bleuet (bleu),
laitue (vert), bouton d’or (jaune), sauge (orange),
vigne naturelle Noha (rouge).
- La mescaline et la LSD (issue de l’ergot de
seigle) produisent des sensations extraordinaires,
bonnes et mauvaises suivant les cas, accompagnées d’un sentiment de bonté et d’appartenance à l’Univers. En fait, ces différentes
drogues agissent en supprimant les mécanismes
de filtrage du cerveau qui sont destinés à
limiter l’afflux des sensations qui pourraient ne
pas permettre un fonctionnement cérébral
efficace pour la défense vitale. La conscience
est alors submergée par une richesse extraordinaire
de sensations.
R.K. Spiegel (Université Los Angeles - U.S.A.),
psychopharmacologue, a étudié ces effets et les
a comparés à ceux provenant de certaines
pathologies (épilepsie, fièvres, migraines...) qui
correspondent à de vives excitations cérébrales.
Les processus sont comparables, les variations
provenant des différences du bagage
culturel des sujets : au début de
l’hallucination apparaissent des motifs géométriques
simples (fleurs, spirales, toiles d’araignées...) qui sont
des " constantes hallucinations " correspondant à des
formes de base du vivant. Puis l’impression de
mort et d’émersion dans une vie nouvelle change
la conscience qui accède à la " vraie réalité " et
relativise la vie matérielle.
- Les excitants psychiques vont de l’alcool aux
drogues (haschich, opium...) et aux hallucinogènes
(psilocybine, mescaline...).
Si les hallucinogènes semblent ne présenter que
peu de danger aux faibles doses, avec absence
d’accoutumance et de détérioration mentale ou
physiologique, on ignore leurs effets sur de
longues périodes, en particulier sur le psychisme,
contrairement à ceux des drogues ou de l’alcool.
- Aldous Huxley pense que plusieurs chemins
peuvent conduire à l’illumination : exercices
physiques, ascétisme, drogues, méditation...
Mais le type d’illumination est-il le même ? Et
les effets ressentis, en particulier à court terme ?
En d’autres termes, le chemin suivi a-t’il de
l’importance ? On l’ignore. Toutefois il
semble y avoir davantage d’effets secondaires
avec les drogues qu’avec les techniques mystiques.
- Dissociation de personnalités
- Il y a de nombreux exemples célèbres :
Mary Reynolds (1816) à la double personnalité
successive, changeant à chaque syncope,
Ch. Beachamp (1898) aux quatre personnalités
successives, Mollie Faucher, sujette à des crises
d’épilepsie et qui changea cinq fois de personnalité.
- Doris Fisher (1920) possédait cinq personnalités
qui occupaient successivement sa conscience,
aussi distinctes que s’il s’agissait d’êtres vivants
autonomes : Doris vraie, Doris malade,
Margaret, Margaret dormante, X. Les relations
entre ces personnalités étaient complexes :
Doris malade ignorait les autres, Margaret ne
connaissait que les deux Doris... Deux hypothèses
ont été formulées sur ce cas :
- certaines de ces personnalités sont des "
entités " étrangères à Doris Fisher, capables
de révéler des faits inconnus, qui se révéleront
ensuite exacts. Soumise à un exorcisme, Doris
Fisher fut délivrée de ces " doubles ", mais
est-ce dû au rituel où à l’effet psychique de ce
rituel sur la personne ?
- Ces personnalités coexistent dans la personnalité
principale, représentant les trois modes de
conscience : intellectuel avec " Margaret
dormante " (calme, logique, prévoyante...),
émotionnel avec " Margaret " (bonne ou
méchante, affectueuse...), pratique avec "
Doris malade " (sens du devoir, froideur,
importance du travail...).
- S. Dorcett (1957- U.S.A.) développa seize
personnalités différentes, suite à des atrocités
sadiques commises sur elle enfant par une mère
malade mentale.
De même, une autre victime (" Eve)
psychiquemment brisée par les sévices mit
dix neuf ans à rassembler ses dix neuf
individualités en une seule.
B. Milligan (1977- U.S.A.), accusé de viols,
présentait vingt cinq personnalités différentes,
dont douze bien identifiées. Il avait subi de
graves sévices dans son enfance de la part de son
beau-père.
D’autres cas ont été souvent cités, révélés la
plupart du temps par hypnose, correspondant
très fréquemment à des sévices psychologiques
et sexuels de l’enfance et l’adolescence, entraînant
la détérioration du MOI-EGO. La formation de
personnalités multiples permettait à la victime de
tenter d’apporter une réponse à une réalité
insupportable, par la création intérieure et la
projection d’images mentales servant de modèles.
Certains avancent d’autres explications aux
personnalités multiples : vestiges de vies
antérieures, " possession " par des entités
extérieures à notre monde ou par d’autres esprits
humains.
Pour S. Freud, toute personnalité est basée sur la
coexistence de trois forces, le SURMOI (défense
contre la culpabilité, l’EGO (MOI conscient) et
le çA (inconscient), qui peuvent entrer en conflit
et donc générer des névroses. Comme il y a
de nombreuses possibilités de communications
entre ces forces, il s’en suit que la
personnalité peut présenter des aspects
différents suivant les circonstances ; si
ces forces arrivent à s’isoler et être
séparées, il y aura dédoublement de personnalité.
- Le processus de passage d’une personnalité à
l‘autre est réel. Le Dr F. Putnam (Institut Mental
Health - 1982) a constaté que le flux cérébral
sanguin changeait alors chez le sujet dédoublé,
ce qui n’est pas le cas des acteurs qui interprètent
des rôles différents.
Peut-on avoir en chacun de nous deux individus
différents, deux personnalités différentes . Une
école de psychologie (U.S.A.) pense que chaque
hémisphère cérébral aurait son fonctionnement,
ses émotions, ses souvenirs, ses repères propres..
. Il s’ensuit qu’il peut y avoir désaccord entre les
deux hémisphères, avec des domaines d’intérêt
différents, donc que le cerveau serait
constamment sous tension, mais que dans l’état
normal un seul hémisphère (habituellement le gauche)
resterait dominant.
- Les créateurs disent souvent que leurs oeuvres
ont été réalisées sous " une impulsion venue
d’ailleurs ", et l’on sait le rôle que joue alors le
cerveau droit avec des ondes delta S. Or les
sujets présentant des troubles de la personnalité
semblent davantage prédisposés à la création
artistique ou aux dons paranormaux.
Il serait possible de supposer que les
phénomènes paranormaux se manifestent
quand le flux sanguin qui augmente normalement
dans le cortex au cours d’une activité sensorielle,
augmente aussi dans le cerveau limbique,
entraînant le " réveil " des anciennes manières
d’appréhender le monde (télépathie entre êtres
vivants, vision cutanée, audition colorée...).
- Hypnose
- Qu’est-ce que l’hypnose ?
- C’est une forme de transe légère provoquée
par les paroles d’un hypnotiseur, entraînant la
focalisation de l’attention sur une seule chose. Ce
peut être la parole, dont le ton, le rythme sont
déterminants ou le mouvement d’un objet, ou le
regard qui peut transmettre des ordres mentalement.
Demov (1923-24 - U.R.S.S.), avec plus de 10.000
expériences sur des animaux, en démontra la
réalité, le rayonnement serait à la limité des IR et
des ondes hertziennes, et serait capté par la
glande pinéale (ou retrouve la notion du troisième
oeil !), dont l’excitation électrique crée
effectivement des sensations lumineuses.
Reprenant ces travaux, Toulouguine (1942 - U.R.S.S.)
démontra que le rayonnement du regard humain
(porteur d’ordres cérébraux) est du domaine
des ondes EM très courtes (hyperfréquences
millimétriques).
- L’hypnose n’est pas un sommeil, mais un état
d’engourdissement et de relaxation du cerveau
permettant une suggestibilité maximale. C’est
une modification de l’état de conscience. Nous
sommes tous hypnotisables à des degrés divers et
les intellectuels qui ont l’habitude de se
concentrer le sont plus facilement que d’autres.
- L’hypnose est capable d’entraîner des
modifications physiologiques : rythme cardiaque,
respiration, sensibilité nerveuse, tonus musculaire..
. Elle est employée en médecine surtout pour
permettre des cures de sommeil, éviter la douleur
dans les petites interventions chirurgicales,
dentaires ou médicale. Elle fait merveille
dans le traitement des affections
psychosomatiques (asthme, allergies, urticaires,
colites, énurésie, certains ulcères...). Elle est
aussi utilisée en accouchement et en toxicomanie.
- L’hypnose paraît être la plus ancienne des
thérapeutiques, déjà connue et utilisée en Egypte
il y a 4000 ans.
En fait, biologiquement, toute cellule, tout organe,
tout être se trouvant sous l’action d’excitations
monotones incessantes et régulières entre
inévitablement en état d’inhibition. En répétant
la suggestion " sommeil ", le sujet récepteur
reste éveillé, ne s’endort pas, mais accepte la
suggestion et " se croit " endormi. Le sommeil
hypnotique, comparable au sommeil normal, a la
propriété de rendre les organes et les tissus
insensibles à la douleur.
- Par hypnose, on peut faire resurgir les souvenirs
inconscients que notre mémoire consciente a
oublié. Certains arrivent même, par régression
hypnotique, à faire apparaître des existences
antérieures, permettant de résoudre même
des conflits psychophysiologiques actuels dont
l’origine est très lointaine (voir à ce sujet
l’exemple de Thomas Orville guéri par les époux
Kelsey, cité par Isola Pisani.
- L’hypnose peut être collective, lorsqu’un meneur
* oriente une communauté par ses paroles, ses
attitudes, sa foi, dans un sens désiré par
lui... d’autant plus facilement que l’assistance
" attend " ce qu’on lui a annoncé.
On peut admettre que certaines émissions radio
et surtout T.V. peuvent agir de cette manière.
- Autohypnose
- Lorsque nous nous concentrons sur une activité
déterminée, tout ce qui se passe à l’extérieur,
toutes nos autres pensées, le temps... disparaissent
et nous nous trouvons immergés dans une seule
idée, une seul acte. On parle " d’autohypnose ".
La méditation, la création, la contemplation, l’exploit
physique... relèvent de cet état particulier. Elle a
bien des points communs avec l’autosuggestion ou la
sophrologie.
- Il est donc possible d’influencer son propre esprit
par suggestion.
La méthode Coué (1910-1926) et la méthode
Silva (1960-1970) aboutissent aux mêmes
résultats. Les ondes cérébrales µ traduisent
un état de conscience intérieure permettant
l’autosuggestion : le cerveau doit se libérer de
toute activité courante, mais reste éveillé,
disponible. Il faut associer relaxation et
méditation, réaliser la paix intérieure, visualiser
une image simple, puis de plus en plus complexe,
et vouloir réaliser cette situation imaginaire,
cet événement, croire en sa réalisation,
l’attendre avec force. Si nous nous concentrons
sur une pensée forte, notre corps la transforme
en action.
- L’hypnose n’est probablement le plus souvent que
de l’autohypnose. L’hypnotiseur n’est qu’un
vecteur, guidant le sujet pour qu’il parvienne à un
résultat.
Par autohypnose, on peut chasser la fatigue,
calmer la douleur, augmenter sa résistance,
modifier la température du corps, réguler les
actions hormonales, accélérer une guérison...
L’autohypnose facilite l’équilibre personnel, la maîtrise
de soi, la santé...
- La " double hypnose réciproque " a été utilisée
par Tart (Université Californie - U.S.A.). Il fait
hypnotiser un sujet par un autre sujet et celui-ci
demande au sujet hypnotisé de l’hypnotiser à
son tour. A ce stade, les échanges verbaux sont
inutiles, la communication se fait
mentalement, directement, sans efforts,
conduisant à une grande intimité par pénétration
mutuelle des psychismes. Les acteurs ont
l’impression que leurs corps sont abandonnés
" comme l’écorce d’une arbre " et qu’ils
deviennent " purs esprits " sans enveloppes
corporelles...
- Hypnose et perceptions extrasensorielles
- Les effets de l’hypnose sont extraordinaires :
- abolition de la conscience personnelle
- extension importante de la mémoire
- augmentation de la suggestivité mentale, pouvant
aller jusqu’à l’apparition d’une nouvelle identité
(habituellement dominée et cachée)
- importantes modifications physiologiques
liées aux réactions mentales : insensibilité à l
a douleur, inhibition des réactions allergiques
à des plantes urticantes, et à contrario,
réaction à des plantes inoffensives, apparition
de marques de brûlure (ampoules...) par simple
suggestion, guérison de verrues...
- activation de l’état de vigilance. Nous recevons
normalement beaucoup plus d’informations que nous
n’en gardons conscience, car le cerveau opère un
filtrage afin de ne conserver que celles nécessaires
à la survie.
- L’accroissement des capacités sensorielles peut
être incroyable. Les expériences de E. Marais (1922)
le démontrent :
Vingt coquilles d’escargots aussi voisines que
possible, numérotées à l’intérieur, sont rangées
sur une table en l’absence de l’hypnotiseur et du
sujet, jeune fille de dix huit ans. Puis celle-ci, sous
hypnose, entre dans la pièce et touche les coquilles
les unes après les autres, sans les soulever. On
mélange ensuite les coquilles en son absence, et
elle est capable, en les touchant à nouveau, de les
replacer dans l’ordre !
Vingt personnes manipulent chacune un objet
différent qu’elles posent ensuite sur une table.
Une jeune fille de vingt et un ans, sous hypnose,
prend alors chaque objet, le flaire, puis flaire les
mains des vingt personnes, ce qui lui permet
d’attribuer chaque objet à chacun.
La quinine peut être détectée à la dilution de
200 pour 10.000 en solution (alors qu’on ne
dépasse pas 4 pour 10.000 à l’état normal).
Un sifflement de serpent peut être perçu à 200
mètres (au lieu de 30 mètres).
- Une expérience sur le sens de la localisation
dans le désert australien n’est pas moins
extraordinaire. Le concepteur cache trois
oeufs dans un creux du paysage. Les sujets sont
admis à regarder, puis emmenés à 200 mètres
de distance puis 100 mètres à la
perpendiculaire, soit environ 280 mètres de
distance des oeufs, à vol d’oiseau. A l’état
normal, personne n’est capable de les retrouver,
mais sous hypnose, si (même à des distances
augmentées jusqu’à 1600 mètres).
- L’hypnotisme permettrait-il l’activation de certains
récepteurs dans le cerveau ? J. Bergier cite le
cas d’une femme de soixante trois ans, ramenée
à l’âge de huit ans sous hypnose, qui retrouve alors
son écriture et son orthographe de fillette, se
souvient du programme de sa journée, et redevient
capable de lire sans lunettes !...
Vasileyev, en 1921, a montré l’influence des
aimants sur la perception de sujets hypnotisés :
en approchant à cinq centimètres un aimant dont le
pôle N est orienté vers la tempe droite, on déplace
des images lumineuses dont on a suggéré
l’existence mais qui ne correspondent à aucune
source réelle. Si ce pôle N est orienté vers la
tempe gauche, il n’y a plus de phénomène.
Nous savons par ailleurs que des muscles qui se
contractent émettent des signaux radioélectriques
(1960 - U.S.A.).
Y-aurait-il un espace " bio-psychologique " plus
étendu que " l’espace-temps " de la physique ?
Lévitation et bilocation
- Lévitation
- C’est la capacité de s’élever au-dessus du sol.
Elle semble avoir été surtout constatée chez les
mystiques. Chez les saints, elle est peut être
provoquée par un puissant désir de rejoindre
Dieu ; lorsqu’ils sont en prière, en extase, " hors
d’eux-mêmes ". Mais il y a des cas où la
lévitation se produit en dehors de tout
contexte mystique ou religieux, ce qui laisse
supposer qu’il s’agit d’un phénomène purement
physique.
- Il y a des cas prouvés par de nombreux
témoins : Saint-Pierre d’Alcantara, Sainte
Christine de Liège, Agnès de Bohème,
Bernardino Réalino, Joseph de Copertino, F.
Suarez...
Sainte-Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite
à vingt ans, ascète et mystique, réformatrice de
son ordre, finit par diriger dix-sept couvents.
Elle avait des transes extatiques, avec lévitation,
pendant lesquelles elle perdait conscience ; au réveil,
elle se sentait " libérée de son poids "...
Le prêtre R. Smith, en 1965, se basant sur le fait
que ces phénomènes avaient lieu en petit cercle
fermé, avec des témoins peu fiables, les attribue
plutôt à des états modifiés de conscience.
Plus de cents témoins relatent des lévitations de
Joseph de Copertino. En 1645, le grand amiral de
Castille, ambassadeur d’Espagne auprès du Pape,
en fut témoin lui-même. Ces lévitations accompagnaient
ses émotions violentes.
Le médium D. Home, en 1870, réalisa plusieurs
lévitations, dont la plus célèbre, mais aussi la
plus controversée fut la passage par une fenêtre
(située à 21 mètres de hauteur), et retour par
une autre fenêtre distante de 2 m 30 (13
décembre 1868). Il ressentait un fourmillement
électrique dans les pieds au moment d’être
soulevé, mais n’avait pas conscience d’être porté
en l’air.
S. Moses montait à 30-40 centimètres. Assis sur
une chaise, il atteignit une fois 1 m 80. Il
avait l’impression d’être dans un ascenseur, sans
avoir l’esprit troublé, mais avec une légère difficulté
à respirer.
Ruggini put monter à trois mètres environ, avec
une lévitation et une descente brutales.
- Les cas attribués aux yogi de l’Inde paraissent
véritables. Ils exigent la maîtrise des techniques
de contrôle du corps (respiration, relaxation...).
Le Maharishi Mahesh Yogi, qui enseigne la
méditation transcendantale, a crée une école en
Suisse. En associant médiation et mouvements
de balancement, il semble possible d’atteindre un
état de lévitation : une élève, A. Haupt, s’est ainsi
élevée à 1 m 50 du sol, presque sans s’en rendre
compte.
- Citons un cas particulièrement intéressant.
En août 1974, W. Lincoln se rendit avec trois
amis sur l’anneau de Chanctonbury (Angleterre)
qui est le point nodal de cinq alignements
préhistoriques de tumuli, dolmens, églises du
Haut Moyen Age construite sur d’anciens lieux
de cultes... Il se sentit soudain soulevé de terre
par une force inconnue qui le maintient environ
à 1 m 50 du sol pendant trente secondes. Il cria
" Assez, assez... " et retomba sur le sol. Y-a-t’il
influence du lieu et des courants telluriques ?
- Bilocation ou ubiquité
- C’est la capacité de se manifester simultanément
en deux endroits différents. On peut associer ce
phénomène à celui des apparitions. Un exemple
célèbre est celui d’Alphonse de Ligori.
Le 21 septembre 1774, à Arienzo (Italie),
Alphonse de Ligori tomba dans un état
extatique, restant deux jours sans mouvements,
dans une léthargie profonde. Quand il revint à
lui, il répondit à son entourage effrayé " ...vous
croyiez que je dormais ou que j’allais mourir, mais
j’étais en train d’assister le pape qui vient de mourir... "
Clément XIV mourut le 22 septembre, à 7 H 00
du matin, un peu avant le réveil d’Alphonse.
Et la suite pontificale confirma la présence
d’Alphonse de Ligori à Rome avant la mort du
pape.
Le Padre Pio jouirait de la même possibilité,
mais les témoignages précis et rigoureux manquèrent.
- Marche sur le feu
- La marche sur le feu est un rituel religieux et
mystique dans de nombreuses cultures, attesté
dès -500 en Extrême Orient, puis au Moyen Orient
et même en Europe au Moyen Age. Il y en a
encore de nombreux exemples actuellement en Inde,
au Japon, à l’île Maurice et aux U.S.A.
- A Kalagarama, aux Indes, le swami Gauribala, après
s’être recueilli, s’engage sur les braises
(" il " trace le chemin ") suivi des autres
participants. Dès qu’il sent la fatigue le gagner,
il ordonne d’arrêter aussitôt, sinon les autres
peuvent être grièvement brûlés : il " prend la
brûlure du feu " sur lui... Il paraît difficile
d’admettre qu’il s’agisse d’une hypnose collective !
Ceci est à rapprocher du témoignage de J.
Churchward concernant le " Rishi ", le maître qui
l’initia. Faisant amener un charbon ardent sur une
pelle, il le prit du bout des doigts et le plaça dans la
paume de Chuchward tout en lui tenant la
main. Celui-ci ne sentit rien. Lui retournant la main
pour en faire tomber le charbon, le rishi lui demanda
de le ramasser et Churchward le lâcha en criant, la
main brûlée. Le maître prit alors le charbon et
remit sur la pelle, en lui disant " Soulage ton esprit
de tous les problèmes matériels, pour te concentrer
sur le spirituel ".
- A Pasadena (Californie - U.S.A.), Tony Robbins
organise des séances où il apprend aux
participants à dépasser leurs limites à surmonter
leurs blocages, à vaincre leur peur. Pour lui, tout
est possible à l’être humain. Il apprend à se
décontracter, à crier, à sortir de soi-même, à
entrer dans un " état second ", et en fait la
démonstration en entraînant les participants à
marcher sur des braises à 650-700°C sans
ressentir aucun mal ni présenter de brûlures :
ils ne gardent que l’impression d’un rêve.
- Ces séances ont concerné des milliers de
personnes. Son message est simple : " il suffit
de préparer correctement l’esprit humain pour
que tout lui devienne accessible... Quand les gens
ont le courage de faire le premier pas, ils
découvrent le secret de la réussite et du bien-être...
- Les explications avancées sont de quatre ordres :
s il peut se produire une caléfaction : un liquide
exposé à une forte chaleur crée un film de vapeur
isolant ;
s la respiration cadencée et la prononciation de
psalmodies permettent d’atténuer et même
d’effacer la douleur. Cet effet est encore plus
efficace la nuit, car l’organisme, sans être
endormi réellement, vit un " état de sommeil " qui
diminue la sensibilité consciente ;
s il y a une différence entre chaleur et
température. Un charbon végétal léger brûlera
moins qu’une plaque métallique lourde, à cause
des différences de capacité calorifique : c’est
aussi le cas d’un four dont l’air chaud reste
supportable, alors que le moule (à même température)
est insupportable !
s être assuré mentalement qu’on est protégé par
son esprit donne la capacité de supporter une
douleur, même forte, sans dommages.
- Combustions spontanées
- Ce sont des combustions plus ou moins complètes
d’un être humain, sans causes apparentes
immédiates, et sans qu’il y ait destruction de
l’environnement. L’origine du feu semble bien être
la personne carbonisée elle-même.
Le plus surprenant est l’absence, au moins partielle,
de combustion des objets situés près de la
victime, surtout si l’on sait que la crémation d’un
vertébré exige beaucoup d’énergie calorifique et
beaucoup de temps.
- Le phénomène n’est pas récent, puisque Charles
Dickens en avait relevé trente cas en 1832.
On dispose actuellement, pour l’époque
récente, de vingt cas absolument indiscutables.
La plupart du temps, on découvre une personne plus
ou moins carbonisée sur son lit, ou sur une chaise
ou sur le sol. Or généralement ni le lit, ni la chaise
ni le plancher ne sont brûlés, ils présentent parfois
des traces de combustion !
En 1930, un chercheur américain, P. Vesey, fut
trouvé consumé dans son bureau, alors qu’aucun
papier à proximité n’avait brûlé !
En 1938, J. Greely, pilote du navire britannique
Ulrich, fut trouvé brûlé dans la cabine de pilotage
au large de l’Irlande, à l’exception de ses
chaussures et des instruments de navigation.
Le même jour, dans la même zone, sur terre, un
chauffeur routier fut trouvé carbonisé dans
la cabine de son camion resté totalement intact !
Le 2 juillet 1951, à Saint-Petersbourg (Floride -
U.S.A.), Mme Reeser, 68 ans, fut trouvée carbonisée
et son fauteuil brûlé sous elle (ce qui correspond
à une température d’environ 1500°C !). Par contre
au-delà d’un cercle d’environ un mètre de diamètre,
où tout était calciné, il y avait peu de dégâts La
glace murale avait éclaté, mais le papier peint était
légèrement noirci, ainsi que le tapis, et un pied
de Mme Reeser chaussé d’une pantoufle, situé à
l’extérieur, était intact.
- Vers la même époque, un cas similaire s’est
produit à Uruffe (France) : les murs étaient
couverts de suie grasse jusqu’à une certaine hauteur
mais tout ce qui était dans la pièce était intact,
même les objets facilement combustibles.
- Un autre cas s’est produit en Normandie (France)
en novembre 1998 : Madame G. Loquet, veuve
depuis un mois, a été retrouvée presque totalement
calcinée, dans son fauteuil (dont le tissu du dossier
est resté partiellement intact !). La chaleur a
pourtant dû être intense puisque le carrelage sous
le fauteuil a éclaté. Rien d’autre n’a brûlé dans la
maison, il y a seulement des traces de suie sur les
murs. Pour obtenir la combustion du corps, il aurait
fallu une température de 800°C pendant plus de 90
minutes ! Aucune explication n’a été proposée.
- Quelle est la cause de telles combustions ? Un
semblant de piste a été proposé : toutes les
victimes semblent avoir eu une peur pathologique
du feu... mais cette explication paraît très
insuffisante !
Y-a-t’il une relation avec les poltergeists et les
projections de pierres brûlantes ? Y aurait-il une
origine dans l’augmentation du potentiel électrique
du corps ? A Soho (Grande Bretagne), dans un club,
une jeune fille est morte brûlée et son cavalier
blessé, des flammes sortant du dos, des épaules
et des seins de la jeune fille ! On se souvient des
énergies EM dégagées par certains sujets
Y-a-t’il une relation avec l’activité physiologique,
comme une hyperthyroïdie souvent accompagnée
de sensation de " chaleur interne " comme
nous le verrons dans le paragraphe suivant ?
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Je viens de lire tes deux articles sur le chamanisme et l'hypnose et je voulais te remercier de les avoir publié. Je suis moi-même hypnothérapeute (et même pratiquant chamaniste) donc ces deux sujets me parlent tout particulièrement. Je ne relèverai pas ici mes observations mais je souhaite partager 2 choses :
1/Le titre d'un film/documentaire tourné par Jan Kounen, Other Worlds (titre explicite)
2/une adresse d'un site sur lequel tu trouveras peut-être des conférences qui vont t'interesser, http://www.inrees.com
Amicalement