Jacques II Stuart : (1685-1688)
Débuts de règne contestés :
À Charles II succède Jacques II. Catholique
irréductible, celui-ci se fait immédiatement détester par l'extrême violence avec laquelle il réprime la rébellion du duc de Monmouth (fils illégitime de Charles)
en 1685. Il nomme des catholiques au gouvernement, dans l'armée et à l'université.
La deuxième guerre civile ou Glorious
Revolution : (1688-1689)
En
1688, les Édits de tolérance — permettant la liberté religieuse aux dissidents et aux catholiques
— et la naissance d'un fils poussent les opposants à agir ; ceux-ci craignent en effet l'installation sur le trône d'une dynastie catholique. Ils font appel à Guillaume d'Orange-Nassau, stathouder protestant des Provinces-Unies de Hollande et gendre de Jacques II, qui débarque
en Angleterre avec une armée, en novembre 1688. À l'arrivée de Guillaume, les armées du
roi passent du côté protestant et Jacques II doit prendre la fuite.
L'intermède de Guillaume III
d'Orange-Nassau : (1689-1702)
Guillaume d'Orange-Nassau assure provisoirement le contrôle du gouvernement. En 1689, il reçoit la
couronne conjointement avec Marie II, à la condition d'accepter la Déclaration des droits qui affirme la prépondérance du Parlement. À la royauté de droit
divin succède une royauté politique et nationale. Cette Glorieuse Révolution se fait sans effusion de sang et la Déclaration des droits reste, encore aujourd'hui, la base de la monarchie
constitutionnelle britannique. Le Traité sur le gouvernement civil de John
Locke (1690) en donne une
remarquable justification théorique.
En Écosse et en Irlande, les jacobites — partisans de Jacques II
et des Stuarts — restent
nombreux. Les deux régions sont finalement soumises, mais au prix du massacre de Glencoe en Écosse, et de la bataille de la Boyne et d'une âpre répression en Irlande.
Guillaume d'Orange-Nassau s'intéresse essentiellement à la politique extérieure. Sous son règne, l'Angleterre mène la guerre de la ligue
d'Augsbourg (1689-1697) et la guerre de Succession d'Espagne (1701-1713).
Guillaume passe toute sa vie à se battre contre les ambitions territoriales de la France de Louis XIV. La première
guerre ne rapporte guère que la reconnaissance par la France de son titre de roi d'Angleterre. Lors de la seconde guerre, la victoire de John Churchill (par la
suite 1er duc de Marlborough) à Blenheim, en 1704, révèle que l'Angleterre est à nouveau une puissance avec laquelle il faut compter dans les affaires européennes.
Les guerres font également apparaître la richesse dont dispose à présent le pays, ainsi que le consentement des Anglais à se soumettre aux impôts levés par le Parlement. En 1694, la banque d'Angleterre est créée : la prépondérance de Londres sur Amsterdam comme pôle financier de l'Europe
trouve là sa concrétisation.
voit donc presque simultanément la naissance du régime parlementaire et un essor économique sans précédent du royaume : l'Angleterre a jeté les bases qui vont lui permettre de devenir une puissance mondiale.
Anne Stuart et l'union avec
l'Écosse : (1702-1714)
En
1702, la plus jeune fille et dernier enfant survivant de Jacques II,
Anne, monte sur le trône. Pour empêcher un retour des Stuart catholiques, le Parlement a voté l'Acte d'établissement l'année
précédente, qui stipule que le trône doit ensuite revenir à Sophie de
Hanovre (petite-fille de Jacques Ier) et à ses descendants. Les Écossais hésitent à
ratifier cette loi, comme ils ont hésité à ratifier la Déclaration des droits en
1689. La seule solution est l'unification des deux royaumes, réalisée par l'Acte d'union de
1707, créant le Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
Langue Française
Langue Romane à substrat Celte et
superstrat Francique qui a suivi un développement propre, souvent organisé par des groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou des
institutions (comme l'Académie Française). Il appartient à la famille des langues Gallo-Romanes ; alors qu'en France une multitude de langues étaient parlées issues de familles très diverses (nommées péjorativement les «patois», réparties en deux grandes
familles, langues
d'Oïl au nord, langues d'Oc au sud,
lesquelles appartiennent à la famille Occitano-Catalane ou Occitano-Romane), le Français, langue de la cour, n'est
qu'une synthèse avant tout littéraire de plusieurs d'entre elles, majoritairement d'Oïl ; le Français n'est en tout cas pas le résultat de la promotion d'un seul «patois», celui qu'on a
nommé faussement Francien, qui aurait été parlé en Île-de-France, et dont l'existence n'est qu'un mythe.
Le Français est parlé en France, Belgique, Suisse, Canada, Côte d'Ivoire et 47 autres pays.
Histoire :
On estime généralement que le premier texte écrit en protoFrançais (ou romana lingua ou encore roman) est attesté dans les Serments de Strasbourg de 842, alors que la
première mention de l'existence d'une langue Romane ne date que
de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le
premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du Picard que du Français
lui-même. Il faut tout de même reconnaître que distinguer entre langue et
dialecte est une activité stérile : on ne peut donc trancher objectivement. C'est en 1539 que l'édit de
Villers-Cotterêts impose le Français comme langue du droit et de
l'administration.
On peut définir à peu près cinq états de la langue, qui est bien sûr
passée progressivement de l'un à l'autre (dans les exemples ci-dessous, l'orthographe est celle des éditeurs et non celle des auteurs. Il ne faut pas oublier que jusqu'au XIXème siècle, l'orthographe normée du Français, qui s'établit lentement à partir du XVIème siècle, reste très variable). D'autres découpages sont possibles et ne sont, bien sûr, que des moyens de situer un texte par
rapport à l'état de la langue. La manière de
classer les états de la langue qui suit ne
s'appuie pas seulement sur sa grammaire mais aussi son orthographe :
- roman :
+ IXème s. : Serments de Strasbourg (842) : Pro deo
amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di in avant, in quant deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om
per dreit son fradra salvar dist, in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit
- ancien Français : (Xème-XIIIème s.)
+ Xème s. : Vie
de Saint Léger (vers 980) :
Domine Deu devemps lauder / Et a sos sancz honor porter. / In su'amor cantomps dels sanz / Quœ por lui augrent granz aanz
+ XIIème s. : Chanson de Roland (vers
1170) : Seignurs baruns, a Carlemagnes irez ; / Il est al siege a Cordres la citet.
/ Branches d'olives en voz mains porterez, / Ço senefiet pais e humilitet
+ XIIème s. : Alexandre de Bernay, Roman d'Alexandre (vers
1185) : Li mengiers est tous pres, que li quieu l'ont hasté, /Puis sont li siege fait et
li tapit geté. / Li chevalier s'assieent qant il orent lavé / Et on lor a le vin en hanas aporté
+ XIIème-XIIIème s. : Jehan Bodel,
Brunain la vache au prestre (fabliau ; entre 1165 et 1210) : Nus hom mouteploier ne puet / Sanz grant eür, c'est or del mains. / Par grant eür ot li vilains / Deus
vaches, et li prestres nule. / Tels cuide avancier qui recule
- moyen Français : (XIVème-XVème/XVIème s.)
+ XIVème s. : les
Enseignemenz (livre de recettes, entre 1304 et 1314) : Por blanc mengier — Se vos volez fere blanc mengier, prenez les eles e les piez de gelines e metez cuire en
eve, e prenez un poi de ris e le destrempez de cele eve, puis le fetes cuire a petit feu, e puis charpez la char bien menu eschevelee e la metez cuire ovec un poi de chucre
+ XVème s. : François Villon, le Lais ou le Petit Testament (vers
1456) : Le regart de celle m'a prins / Qui m'a esté felonne et dure ; / Sans ce
qu'en riens j'aye mesprins, / Veult et ordonne que j'endure / La mort, et que plus je ne dure
- Français classique : (XVI-XVIIème/XVIIIème s.)
+ XVIème s. : Louïze Labé, Sonnets (entre 1545
et 1555) : Je vis, je meurs : je me brule et me noye. / J'ay chaut estreme en
endurant froidure : / La vie m'est et trop molle et trop dure. / J'ay grans ennuis entremeslez de joye
Note : la langue du
XVIème siècle est à une période charnière. La considérer comme du Français classique peut sembler contestable. Rappelons qu'on tel
découpage est forcément arbitraire.
+ XVIIème s. : Charles Perrault, Peau d'Âne (1694) : Il
était une fois un Roi, / Le plus grand qui fût sur la Terre, / Aimable en Paix, terrible en Guerre, / Seul enfin comparable à soi : / Ses voisins le craignaient, ses États étaient
calmes.
- Français moderne (à partir du
XVIIIème s.)
Littérature :
Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier,
Ganelon)
- Le roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue Française
Français contemporain :
Aujourd'hui, le Français est la langue officielle unique
de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie. Le Français s'est toujours écrit au moyen de
l'alphabet Latin, enrichi depuis le XVIème siècle par des diacritiques dont
l'écriture
et l'utilisation ne seront réglées qu'à partir du XVIIIème siècle.
Nombre de locuteurs : environ 130 millions en 2000.
Le Français est la langue officielle de la
Convention mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de
l'Union européenne.
Utilisation du Français dans le
monde :
Le Français est la langue officielle des
pays suivants : France (métropole), République démocratique du Congo, Canada, Madagascar, Côte d'Ivoire, Cameroun, Burkina, Mali, Sénégal, Belgique, Rwanda, Haïti, Suisse, Burundi, Togo,
République centrafricaine, Congo, Gabon, Comores, Djibouti, Luxembourg, Guadeloupe, Martinique, Vanuatu, Seychelles.
Bien que non officiel, le Français est la seconde langue des pays
suivants : Algérie, Tunisie, Mauritanie, Maroc.
Il y aussi un certain nombre de locuteurs en Français en Égypte, Inde (Pondichéry), Italie (val d'Aoste), Laos, Mauritanie, Royaume-Uni (Îles anglo-normandes), États-Unis principalement
(Louisiane et Nouvelle-Angleterre) et au Viêt Nam.
La Francophonie est une organisation internationale de pays et de gouvernements d'expression Française.
Historiquement, pendant presque 300 ans le Français fut aussi la langue des dirigeants et
du commerce en Angleterre, depuis la conquête des Normands jusqu'en 1362, où
la langue Anglaise remplaça définitivement le Français.
L'écriture Grecque
Apparue vers
Xème siècle avant JC en Grèce, elle est basée sur l'alphabet Phénicien
Dans un système alphabétique basé sur 24 signes, elle voit apparaître l'invention des voyelles.
La lecture se fait de droite à gauche en boustrophédon, puis de gauche à droite.
Les langues qui ont utilisé
cette écriture sont le
Grec (toujours utilisé) et
des langues antiques comme
l'Ionien, le Dorien. Elle sert pour le langage scientifique et mathématique.
Le plus ancien document datant du VIIème siècle avant JC : le code de Dréros, cité Grecque, le plus ancien décret juridique
conservé.
|
Lettre majuscule |
Lettre minuscule |
Nom | Valeur |
| Α | α | Alpha | a |
| Β | β | Bêta | b |
| Γ | γ | Gamma | g |
| Δ | δ | Delta | d |
| Ε | ε | Epsilon | e |
| Ζ | ζ | Dzêta | z |
| Η | η | Êta | ê |
| Θ | θ | Thêta | t aspiré (th) |
| Ι | ι | Iota | i |
| Κ | κ | Kappa | k |
| Λ | λ | Lambda | l |
| Μ | μ | Mu | m |
| Ν | ν | Nu | n |
| Ξ | ξ | Xi | x |
| Ο | ο | Omicron | o |
| Π | π | Pi | p |
| Ρ | ρ | Rhô | r |
| Σ | σ/ς | Sigma | s |
| Τ | τ | Tau | t |
| Υ | υ | Upsilon | u |
| Φ | φ | Phi | p aspiré (ph) |
| Χ | χ | Khi | k aspiré (kh) |
| Ψ | ψ | Psi | ps |
| Ω | ω | Oméga | ô |
![]() Cadmos apportant l'alphabet aux Grecs Tyr (Phénicie), sous Philippe 1er l'Arabe, 244-249 après JC. Paris, BnF, département des Monnaies |
Il y avait alors en Phénicie un roi qui avait une fille fort jolie, nommée Europe. Naturellement, Zeus en tomba amoureux et, ayant pris la forme d'un taureau blanc, il l'enleva. Le père d'Europe envoya ses autres enfants à la recherche de sa fille. L'un d'eux, Cadmos, après avoir erré longtemps sur la Méditerranée, parvint à Delphes, où l'oracle lui apprit qi'il ne retrouverait jamais sa soeur. Mais l'oracle lui dit aussi qu'il fonderait une ville là où le mènerait une génisse blanche. La cité qu'il fonda s'appela Thèbes. Cependant, pour remercier les dieux, il fallait sacrifier la génisse. Les compagnons de Cadmos allèrent donc puiser de l'eau dans un petit bois. Mais le bois et la source appartenaient à Arès, le dieu de la guerre, et un dragon les gardait. Le monstre dévora les compagnons de Cadmos avant que le héros ne parvienne à le tuer. Sur l'ordre d'Athéna, Cadmos traça un sillon pour fixer les limites de la future ville et il y sema les dents du dragon. Surprise ! À peine avait-il terminé que des hommes en armes surgirent de terre ! Tous les guerriers s'entre-massacrèrent, sauf cinq qui devinrent les nouveaux compagnons de Cadmos. Cadmos, attristé par la mort de ses compagnons, dessina sur le sable un emblème différent pour chacun d'eux : ainsi, il pouvait les évoquer et s'en souvenir. Et il attribua également un signe à chacun de ses cinq nouveaux compagnons. Il pouvait, en réunissant ces signes, raconter son histoire : Cadmos venait d'inventer l'écriture. |
L'alphabet cyrillique
L’héritage catholique a favorisé l’alphabet latin avec le croate le polonais, le tchèque, le slovaque, le slovène et le sorabe, alors que l’héritage du monde orthodoxe a favorisé l’alphabet cyrillique avec le russe, le biélorusse, l'ukrainien, le serbe, le bulgare et le macédonien.
Cependant, en Russie, on parle aussi d'alphabet russe, l'appellation de cyrillique servant à désigner seulement la graphie du slavon utilisée en Russie jusqu'au début du XVIIIe siècle. L'alphabet russe comprend 33 lettres, le bulgare et le serbe 30, l'ukrainien 33. L'alphabet russe moderne a également été adapté à plusieurs langues non slaves des pays de l'ex-URSS par l'adjonction de lettres, que ce soit pour certaines langues ouraliennes (votiak, mordve, ostiak, vogoul), altaïques (turkmène, azerbaïdjanais), iraniennes (ossète, kurde, tadjik), caucasiennes (abkhaz, avar, circassien).
Le nom de «cyrillique» provient de Constantin Cyrille, qui a créé avec son frère Méthode l'alphabet slavon et les premières traductions dans cette langue. Selon la tradition, ce serait Cyrille qui aurait créé l'alphabet dit cyrillique. En réalité, ce serait plutôt Clément, archevêque d'Ohrid, qui a créé l'alphabet qu'il appela «cyrille» en hommage à Cyrille. Ce sont même les disciples de Clément qui diffusèrent l'alphabet cyrillique.
alphabet japonais
Le japonais écrit est composé (1) des alphabets de quelques dizaines de signes hiragana (ci-dessous) et katakana (des signes qui transcrivent des sons mais n'ont pas de sens propre, comme c'est le cas de nos caractères romains et du pinyin), et (2) ... de quelques milliers d'idéogrammes de chinois traditionnel. Les alphabets hiragana et katakana peuvent s'apprendre en quelques jours. Comptez quelques années pour les idéogrammes ...
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires