
le singe
(du latin simius, pluriel Simia) est un animal faisant partie du groupe constitué par l'ordre des primates.
Parmi les primates, il n'est pas simple de définir à partir de quelle espèce, le terme de singe n'est plus adéquate.
Certains personnes considèrent que les lémuriens sont des singes, mais plus strictement parlant, ce terme est aujourd'hui utilisé pour désigner les Haplorrhini.
Plus restrictivement encore sans les tarsiers, ce terme désigne plus de 260 espèces formant l'infra-ordre des Simiiformes à l'exclusion ou non de l'homme.
Le premier scientifique a avoir soutenu que les singes pouvaient être apparentés aux hommes est Giulio Cesare Vanini et cela bien avant Charles Darwin, dans les années 1610.
L'affirmation du fait que l'homme est un singe est aujourd'hui banale, certains titres comme « L'homme est un singe comme les autres » soulignent cet état de fait
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Anatomie interne d'un singe: mammifère primate vivant dans les arbres. Il est pourvu d'une face nue, d'un cerveau développé et de mains.
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Les gorilles
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(Gorilla) forment le genre le plus grand des primates anthropoïdes.
Avec huit autres genres de Singes, ils font partie de la super-famille des Hominoïdes. Ce sont des singes africains et l'on en distingue deux espèces et quatre sous-espèces :
Le gorille
est après le bonobo et le chimpanzé, du point de vue génétique, l’animal le plus proche de l’humain.
Cette parenté a été confirmée par les similitudes entre les chromosomes et les groupes sanguins. Notre génome ne diffère que de 2 % de celui du gorille.
Redressés, les gorilles atteignent une taille de 1,75 mètre, mais ils sont en fait un peu plus grands car ils ont les genoux fléchis.
L’envergure des bras dépasse la longueur du corps et peut atteindre 2,75 mètres.




Il existe une grande différence de masse entre les sexes :
les femelles pèsent de 90 à 150 kilogrammes et les mâles jusqu'à 275. En captivité, particulièrement bien nourris, ils atteignent 350 kilogrammes.
Le pelage dépend du sexe et de l’âge. Chez les mâles les plus âgés se développe sur le dos une fourrure gris argenté, d'où leur nom de « dos argentés ».
Le pelage des gorilles de montagne est particulièrement long et soyeux.
Comme tous les anthropoïdes, les gorilles sont dépourvus de queue.
Leur anatomie est puissante, le visage et les oreilles sont glabres et ils présentent des torus supra-orbitaires marqués.
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Les gorilles habitent les forêts et sont actifs le jour.
Tandis que les gorilles des pays plats préfèrent les forêts tropicales humides, les gorilles des montagnes vivent plutôt dans les forêts secondaires.
Les gorilles des montagnes se tiennent la plupart du temps au sol.
Les gorilles des pays plats grimpent souvent dans les arbres à la recherche de nourriture, même les mâles lourds montent fréquemment dans des arbres dont la hauteur peut atteindre vingt mètres.
À terre, les gorilles marchent à quatre pattes en s'appuyant sur les phalanges de leurs mains et non sur les paumes comme d'autres singes plus franchement quadrupèdes.
Chaque nuit, pour se reposer, ils construisent un nid de feuilles en à peine cinq minutes. Les gorilles de montagne ont leurs nids à terre la plupart du temps, les gorilles des pays plats dans les arbres.
Les gorilles vivent en groupe avec à leur tête un mâle adulte appelé «dos argenté».
La composition des groupes varie de deux à trente individus, la moyenne se situant entre 10 et 15.
En général chaque groupe se compose d'un mâle adulte (mâle à dos d'argent), d'un ou de plusieurs mâles plus jeunes (mâles à dos noirs), de plusieurs femelles adultes (cinq à six) et de quelques petits.
Lorsqu'il y a plusieurs mâles dans un groupe, seul le mâle dominant peut s'accoupler.
Le comportement des groupes est variable, les séparations temporaires pour la recherche de nourriture sont fréquentes.
Contrairement à beaucoup d'autres genres de primates ce sont le plus souvent les femelles qui quittent le groupe pour en trouver un autre.
Les groupes durent généralement longtemps, parfois surviennent des luttes entre mâles pour savoir qui dirigera le groupe. Si un nouveau mâle gagne, il tue la descendance du vaincu.
On peut voir dans cet infanticide un profit biologique du fait que les femelles qui allaitent ne peuvent pas concevoir et, après la mort de leur petit, sont rapidement prêtes à copuler de nouveau.
L'instinct territorial est peu développé, plusieurs groupes cherchent leur nourriture aux mêmes endroits et s'évitent les uns les autres.
Comme leur nourriture se compose surtout de feuilles, ils n'ont pas à aller bien loin pour la trouver, d'abord parce que les feuilles abondent, ensuite parce qu'elles sont peu nutritives, ce qui les oblige à de longues périodes de repos.
Les gorilles connaissent toute une série de sons, des cris et de grognements qu'ils utilisent pour reconnaître les membres de leur groupe et les étrangers et aussi comme moyen d'intimidation.
On connaît bien leur façon de se frapper la poitrine. On croyait autrefois ce comportement réservé aux mâles plus âgés, on le retrouve en fait chez tous.
Il sert probablement à signaler sa position, ou il s'agit d'un rituel de bienvenue.
Début 2009, l'une des plus vastes études jamais faites sur les grands singes, menée par des scientifiques de l'Université de Saint-Andrews en Écosse, indique l'existence d'un langage commun chez tous les gorilles basé sur 102 signes.
Les gorilles comme les chimpanzés utilisent des feuilles épineuses, riches en tannin pour se débarrasser des parasites intestinaux qui les gênent
Ils avalent une quantité plus grande de ces feuilles sans les mâcher, si bien qu'elles délogent les vers des parois intestinales.
Les gorilles se nourrissent en très grosse partie de végétaux: fruits en grande partie, pousses, tiges, feuilles, mais parfois aussi d'insectes (termites
Toutes les espèces de gorilles sont inscrites sur l'annexe I de la CITES et sont déclarées comme en danger d'extinction voire en danger critique pour le Gorilla gorilla par l'UICN
Le PNUE (programme des Nations unies pour l'environnement) donne les estimations suivantes en 2003 :
Gorille commun :
Gorille de montagne :
La population ougandaise, d'après les recensements, s'élevait à
300 individus en 1997, 320 en 2002 et 340 en 2007 dans le parc de Bwindi
Le gorille des plaines de l'ouest (Gorilla gorilla gorilla), plus petit que le gorille des montagnes, est reconnu sur le plan international comme espèce en danger (statut UICN). Plusieurs raisons expliquent sa situation :
À cela, s'ajoute l'apparition de la fièvre hémorragique due au virus Ebola et d'autres pathologies. Depuis novembre 2000 au Congo-Brazzaville et au Gabon,
l'apparition du virus Ebola a fait plusieurs centaines de victimes parmi les grands singes.
Les dernières estimations font part de la disparition de près de 5 000 gorilles suite à cette épidémie

L’orang-outan
(ou orang-outang) (Pongo pygmaeus) est un singe anthropoïde aux longs bras et au pelage roux, parfois brun, classé dans la catégorie des grands singes.
Le terme « jocko » était également utilisé autrefois pour le désigner mais il est considéré comme vieilli

Les orang-outans intéressent beaucoup les généticiens et les biologistes qui étudient l'évolution humaine car ils appartiennent à la super-famille des primates
hominoïdes mais possèdent une diversité génétique
plus riche que les autres grands singes, n'ayant pas subi de « goulot génétique » contrairement aux espèces d'origine africaine.
Le caryotype des orang-outans est diploïde, avec 2n = 48 chromosomes, comme pour tous les autres grands singes à l'exception des humains.
La taille du génome des deux sous-espèces d'orang-outan est comparable à celle de l'espèce humaine.
La date de sa divergence d'avec la lignée humaine est estimée à 12-14 millions d'années, ce qui le place en tant qu'espèce à un point médian dans l'évolution des primates.
Ceux-ci auraient commencé à diverger d'avec les lignées humaines il y a 25 millions d'années selon Chen et Li 2001
Le caryotype de l'orang-outan est le plus proche de l'hominoïde ancêtre commun à l'espèce humaine et aux grands singes
Selon les critères adoptés, ils auraient environ 3 à 4% de différences génétique avec l'espèce humaine
Aujourd'hui, les orang-outans sont endémiques des îles de Malaisie et d'Indonésie. Le nom « orang-outan » vient du malais orang hutan signifiant « homme de la forêt ». On l'écrit aussi « orang-outang
L'aire de répartition des orang-outans est maintenant réduite à la forêt pluviale des îles de Bornéo et de Sumatra.
Aussi bien à Bornéo qu'à Sumatra, le recul des orang-outans est lié à celui de la forêt humide.
La taille moyenne des orang-outans est de 1,10 à 1,40 m pour 40 à 80 kg. Les mâles adultes mesurent environ 1,40 m et pèsent jusqu'à 82 kg. Les individus peuvent vivre de 30 à 40 ans.
La gestation dure 245 jours. Les jeunes orang-outans voyagent accrochés au dos ou au ventre de leur mère pendant plus de deux ans.
Les orang-outans sont parmi les plus arboricoles des grands singes.
Ils passent la majeure partie de leur temps dans les arbres, à la recherche de nourriture.
L'animal se nourrit la plupart du temps de fruits, de jeunes pousses, d'écorce, de petits vertébrés, d'œufs d'oiseaux et d'insectes.
Chaque nuit, ils fabriquent un nouveau nid perché entre 12 et 18 mètres au-dessus du sol.
Comme les autres grands singes, les orang-outans sont remarquablement intelligents.
Au milieu des années 1990, une population d'orang-outans a été observée utilisant régulièrement des outils pour s'alimenter .
Cela avait déjà été montré auparavant chez des chimpanzés par Jane Goodall dans les années 1960.
Un article paru dans Science en 2003 apporte des preuves de l'existence d'une culture propre aux orang-outans
Plus récemment, une expérience conduite par des chercheurs allemands de l'institut Max Planck pour l'anthropologie évolutionnaire de Leipzig a permis de mettre en évidence les capacités intellectuelles des orang-outans.
Des chercheurs ont présenté à 5 orang-outans femelles de 7, 11, 17 et 32 ans, venant d'un zoo local, une grosse cacahuète flottant dans de l'eau, dans une longue éprouvette verticale transparente fixée à une paroi.
Le niveau d’eau était trop bas pour que les singes puissent attraper la cacahuète avec leurs doigts.
Un récipient d’eau était mis à leur disposition dans la pièce.
Les orang-outans ont rapidement compris qu'en prenant de l’eau dans leur bouche pour la recracher dans l’éprouvette, ils feraient monter le niveau de l’eau et pourraient attraper la cacahuète et la manger.
Il a fallu 9 minutes en moyenne pour qu’ils le fassent ; à la dixième expérience, 30 secondes leur suffisaient pour attraper et manger la friandise. Aucune autre méthode ne permettait de récupérer et manger la cacahuète
Les adultes mâles sont solitaires durant une grande partie de leur vie mais communiquent par des cris puissants, perceptibles à 1 km au moins, pour marquer leur territoire et sans doute pour appeler les femelles.
Les femelles sont moins solitaires puisqu'elles accompagnent leurs petits jusqu'à l'âge de 3 ans et demi environ.
Elles accordent une grande attention au jeune et les naissances (un seul petit) sont rares (une tous les 8 ans). Le mâle n'est sexuellement mûr qu'entre 7 et 10 ans.
Bien que les orang-outans soient généralement passifs, les agressions entre individus sont courantes ; ce sont des animaux solitaires qui peuvent être férocement territoriaux.
Les mâles non mûrs essayent de s'accoupler avec n'importe quelle femelle et peuvent réaliser de force des copulations si elles sont également immatures et pas assez fortes pour parer les avances.
Au contraire, les femelles adultes détournent facilement les jeunes prétendants, préférant s'accoupler avec les mâles mûrs.
Les orang-outans sauvages sont connus pour leurs visites des installations humaines de recueil des jeunes orang-outans abandonnés, communiquant avec eux et peut-être aidant ainsi leur retour à la vie sauvage.
Comme l'espèce humaine, l'orang-outan ne semble pas avoir de saison particulière pour la reproduction.
Des comportements homosexuels avaient parfois été observés en zoos chez les mâles.
On les a souvent d'abord expliqué par la captivité ou l'absence de femelle dans un groupe.
Comme pour de nombreux autres primates, de tels comportements sont aussi observés en forêt, dans la nature, chez des orang-outans tout à fait sauvages.
Ce fut les cas par exemple à Sumatra, lors d'études portant sur deux lieux et populations différentes de Pongo pygmaeus abelii
Le comportement homosexuel des singes ne découle donc pas d'une privation de liberté en zoo, ni du contact avec des humains.
Les chercheurs estiment généralement qu'il s'agit de comportements agonistiques (établissant des relations de dominance et/ou de rivalité)
voire, pour partie, de jeux lors desquels les jeunes apprennent ou testent leur sexualité. Les orang-outan sont monogames.
La population d'orang-outans compterait d'après l'IUCN entre 45 000 et 69 000 individus à Bornéo et 6 000 à Sumatra.
La survie des orang-outans dans la nature est grandement menacée par le développement des activités humaines et en particulier la déforestation,
récemment encouragée par les sylvicultures industrielles (exploitation ou surexploitation du bois), le développement de mines et de cultures destinées à produire des biocarburants.et l'agriculture (en particulier pour la production d'huile de palme transformée ensuite en biodiesel).
La plupart de ces activités responsables de l'accélération de la destruction de leur habitat, sont illégales.
Cela touche également les parcs nationaux officiellement hors d'atteinte des bûcherons, des mineurs et du développement des cultures.
Certains jeunes orang-outans sont également capturés pour être illégalement vendus, les braconniers tuent souvent la mère pour voler son bébé.
Taipei, la capitale de Taïwan, compte beaucoup d'orang-outans.
Au marché noir, un petit singe se vend aisément. En dix ans, un millier de singes sont ainsi devenus des bêtes de cirque ou de compagnie.
Or, sur six à huit petits capturés, un seul survit au choc et au voyage après que sa mère a été abattue par les braconniers
L’espèce est également menacée par le braconnage, alimentant le marché de la viande sauvage et des animaux de compagnie, et les incendies de forêts, souvent volontaires.
Seul un tiers de la population de l'état de Sabah se trouve dans des zones protégées telles que des parcs nationaux et réserves naturelles, ce qui laisse deux tiers des animaux sans protection et donc plus vulnérables encore.
Environ 80 pour cent de l'habitat des orang-outangs a été déboisé ces 20 dernières années
Les chercheurs de la « Wildlife Conservation Society »
(Société de préservation de la faune) prévoient que la majeure partie de la population d'orang-outangs sauvages mondiale sera éteinte d'ici dix ans à moins que le braconnage et la destruction de son habitat puissent être arrêtés.
Avec des pertes se montant à 1 000 individus chaque année, leur nombre est tombé de 12 000 en 1993 à 6 000 individus à peine aujourd'hui.
Il y a onze ans, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) avançait le chiffre de 800 orangs-outans au Sabah et de 5 000 dans le monde, sans avoir fait de recensement.
Le WWF travaille en collaboration avec les autorités et d’autres organisations pour la conservation de la nature : son but est d’étendre la superficie des aires protégées et d’en créer de nouvelles, où la chasse et l’exploitation forestière seront interdites.
Le WWF a également aidé les autorités à faire appliquer les lois qui limitent sévèrement le commerce des orang-outangs vivants et des produits dérivés de ces primates.
Lorsqu’un orang-outang est confisqué à un trafiquant, il est confié à un centre où il est réhabitué à la vie sauvage avant d’être relâché dans un site protégé.
Les principaux centres de conservation se trouvent :
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Singe capucin Excepté en France, où l’appellation de Sapajou est couramment utilisée, Cebus capucinus est communément appelé singe capucin ou capucin moine.
Par extension, ce terme de singe capucin désigne aujourd’hui toute une famille de petits primates du Nouveau Monde : les Cébidés.
Comme tous les singes capucins, le sapajou capucin est lié à la forêt sud-américaine.
Parmi les autres sapajous, le sapajou brun (Cebus apella) est, dans certains pays, dressé pour aider les personnes handicapées.
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Du Sapajou au Capucin
C’est à la fin du XVIe siècle qu’un explorateur français, Jean de Léry, rapporta la description d’une sorte de petite guenon noire, découverte lors d’une exploration au Brésil.
Baptisé sapajou, francisation du terme indien désignant ce petit primate, l’animal allait recevoir deux siècles plus tard une autre dénomination, attribuée par Carl von Linné.
Le naturaliste suédois nota que la disposition des poils formait comme une calotte de moine.
Linné décida donc d’appeler ce singe « capucin », allusion peu flatteuse à l’ordre religieux du même nom.
Avec 34 espèces répertoriées, les Cébidés forment une famille richement diversifiée.
Ces primates présentent des spécialisations anatomiques ou comportementales parfois uniques chez les singes.
Sapajou brun
Ainsi, c’est chez les Cébidés, que l’on trouve les seuls singes au monde dotés d’une queue préhensile.
Cette queue est une véritable cinquième main qui facilite les déplacements aériens parmi les arbres.
Portrait du capucin moine
La queue (appendice caudal) mesure 40 à 50 cm alors que le corps ne dépasse pas 46 cm. Le poids varie de 2 à 4 kg
Une calotte de poils noirs se distingue sur l’occiput, le reste du visage étant blanc.
Chez les spécimens âgés, les poils du visage peuvent former de grosses touffes.
La fourrure en haut des membres et sur le plastron varie du marron clair au blanc cassé. La partie inférieure du corps, le dos et la queue sont de couleur plus sombre, brun foncé au noir.
Il existe un léger dimorphisme sexuel, le mâle étant un peu plus gros que la femelle.
Les capucins ont des mains agiles.
Leur pouce est assez long ce qui facilite une très bonne prise aux branches.
Contrairement au pouce de la main, le gros orteil est opposable aux autres doigts et leur permet de bien s’agripper.
Gros plan sur les mains de ce Sapajou brun.
Par contre, le pouce de la main est peu opposable aux autres doigts. Ce caractère primitif rend malaisée la manipulation d’objets.
Les mains portent de véritables ongles et non des griffes, contrairement aux ouistitis.
Les capucins possèdent de larges yeux et voient en couleur. Cela leur permet d’évaluer avec précision les distances et le degré de maturité d’un fruit.
Le singe capucin possède un très gros cerveau par rapport à sa taille. Même si sa structure reste simple, il en résulte une très vive intelligence.
Comme le montre sa morphologie, c’est un singe arboricole qui reste le moins longtemps possible au sol.
Le sapajou capucin évolue dans les forêts d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.
Il existe quatre sous-espèces de capucins moines qui occupent des zones géographiques différentes :
Alimentation des capucins
Les capucins se nourrissent surtout de fruits mûrs et d’insectes adroitement saisis au vol.
Mais, ils peuvent tout aussi bien consommer des fruits verts, des feuillages, des graines ou des racines.
Ils s’alimentent également de crabes ou d’huîtres et de petits vertébrés ainsi que d'oisillons.
Ce sont des animaux qui prennent leur repas à table dans le sens propre du terme.
Ils ont en effet l’habitude de constituer une petite tablette avec leurs deux avant-bras serrés l’un contre l’autre à hauteur de la poitrine.
Prenant en bouche les graines disposées sur cette tablette improvisée, ils les mâchent et en recrachent les parties non comestibles sur cette même tablette.
Ils sont capables de casser des coques de noix dures en les frappant des deux mains contre un tronc d’arbre.
Mode de vie du sapajou capucin
Comme tous les singes capucins, le sapajou vit essentiellement dans la cime des forêts, à l’abri des prédateurs.
Il évolue principalement dans la partie moyenne de la canopée.
La recherche de nourriture au sein du territoire se fait en groupe. Ils se lèvent avant l’aube et se dirigent vers les lieux de récolte.
Au sein des colonies, les individus âgés qui ont de l’expérience savent localiser et reconnaître les fruits comestibles.
Des éclaireurs sont postés en avant-garde, parfois à plus de 400 mètres.
De saison en saison, la mémoire et l’intelligence de ces animaux sont mise à contribution.
Ils planifient donc chaque excursion en fonction des besoins alimentaires.
Accrochés au dos de leur mères, les jeunes peuvent mémoriser les directions et les aliments sélectionnés en fonction des saisons.
Vagabondant d’arbre en arbre, les sapajous capucins prennent un premier « brunch » en matinée, puis opèrent une pause qui permet aux mères d’allaiter leurs nourrissons.
Les adultes en profitent pour prendre un bain de soleil et les juvéniles jouent entre eux.
Après cette longue pause digestive, l’après-midi est consacrée au ramassage de nourriture avant que la nuit tombe.
Bien sûr, comme chez tous les primates, l’épouillage est un moment de détente qui renforce le lien social entre individus.
Un groupe reste sur un territoire tant que la nourriture est abondante. Ils continuent ensuite leur chemin.
Organisation sociale
La polygamie est de règle. Cependant, elle s’organise autour d’un pouvoir hiérarchique détenu par un couple dominant.
Les troupes rassemblent une vingtaine d’individus en moyenne.
Le chef de clan est prioritaire pour s’alimenter ainsi que pour s’accoupler.
Le cœur du groupe social abrite les favorites du mâle dominant, accompagnées de leurs enfants en bas âge.
La hiérarchie sociale des capucins moines est assez complexe car ce n’est pas forcément un mâle qui domine.
Parfois, il s’agit d’une femelle.
De plus, il y a plusieurs mâles reproducteurs au sein du groupe.
Si les mâles changent volontiers de groupes au cours de leur existence, les femelles assurent toujours la pérennité du clan.
Les juvéniles qui sont les jeunes âgés de moins de 2 ans forment un groupe distinct. En marge du clan, vivent les mâles adultes, dominants déchus ou jeunes en passent de prendre le commandement.
Ces mâles assurent la sécurité du clan. Ce sont les premiers qui donnent l’alerte en cas de danger.
Les Cébidés sont équipés de cordes vocales très développées qui leur permettent une grande gamme de cris.
Ils crient, hurlent ou chuintent selon les circonstances.
L’union fait la force et en cas d’attaque, les sapajous capucins n’hésitent pas à empoigner des bâtons pour faire face à l’assaillant.
Les clans sont régulièrement attaqués par les rapaces, les serpents dont le boa constricteur, les pumas ou les jaguars.
La reproduction
C’est à la femelle que revient l’initiative de l’accouplement.
Cette dernière aborde un groupe de mâle, haussant les sourcils et esquissant une moue des lèvres bien particulière.
Le mâle qui est intéressé lui offre alors un accouplement rapide pour la quitter aussitôt.
Le pic des naissances se situe au moment de la saison des pluies, période la plus faste en ressources alimentaires.
Après une gestation d’environ 5 mois, la femelle met au monde un seul petit.
Les jumeaux sont rares. Elle met son petit au monde dans les arbres.
Pesant 200 à 300 grammes, le nouveau-né s’agrippe immédiatement à la fourrure de sa mère.
Il ne la quittera pas pendant un mois.
A 2 mois, le bébé sapajou utilise sa technique d’accrochage sur d’autres dos que celui de sa mère. C’est un début d’émancipation.
Les femelles qui ne sont pas encore en âge de procréer ont officiellement en charge le rôle d’assistance maternelle.
Très vite, l’enfant se met à grimper et à explorer le monde. Il établit des liens avec les autres membres et se fait des amis parmi les autres juvéniles.
Tous ces contacts sont primordiaux pour sa future vie sociale et peut-être qu’un jour le jeune obtiendra le rôle de dominant.
Mais pour cela, il doit s’affirmer socialement.
En captivité, le record de longévité est de 46 ans.
Les singes capucins et l’homme
Le véritable danger pour l’avenir des capucins est lié à la déforestation.
A côté des dommages de cette activité humaine, la chasse est très secondaire.
Le déboisement est si intensif que plusieurs espèces de Cébidés sont en danger d’extinction.
Sapajou brun.
Plusieurs pays d’Amérique du Sud ont mis en place des mesures pour interdire la vente des singes capucins qui sont destinés aux zoos, aux laboratoires ou comme animaux de compagnie.
La science n’a parfois aucune conscience. Entre 1968 et 1972, 170 000 singes-écureuils ont été vendus aux instituts de recherche biomédicale américains.
Tristesse et desespoir se lisent dans le regard de ce capucin moine.
La grande majorité des singes capturés ne survit même pas au transport vers l’Amérique du Nord ou l’Europe.
De plus, pour capturer les jeunes, les trafiquants tuent les adultes et les mères en particulier.
Surnommés "singes araignées", les atèles sont parmi les plus grands singes du Nouveau Monde.
Le WWF déploie de gros efforts pour s’assurer du respect des règlements de protection.
Mais si nul ne prend conscience qu’il faut stopper net le déboisement des grandes forêts, l’avenir des singes du Nouveau Monde se résumera à être confiné dans quelques réserves.
Classification
Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embranchement: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Theria
Infraclasse: Eutheria
Ordre: Primates
Famille: Cebidae
Sous-famille: Cebinae
Genre: Cebus
Espèce: Cebus capucinus
Parmi les grands singes, le chimpanzé (Pan troglodytes) est celui dans lequel l'Homme reconnaît le plus volontiers certains de ses propres comportements.
Il est vrai que par son aptitude à se tenir debout, sa vie sociale complexe et sa grande intelligence, le chimpanzé nous ressemble énormément.
Il existe deux espèces:
Au XIXe siècle, le naturaliste anglais Charles Darwin mit en lumière les similitudes existant entre l'Homme et les grands singes.
Du point de vue morphologique, tous deux présentent un cerveau développé, une capacité à se tenir debout et à marcher en appui sur les membres inférieurs, un pouce opposable aux autres doigts, un faciès structuré de la même manière, une poitrine ronde.
À partir de ces observations, il construisit sa théorie: l'Homme serait le produit d'une évolution dont le singe est l'un des maillons.
Caractéristiques du chimpanzé
Les deux espèces de chimpanzés présentent des caractéristiques communes: un corps agile, bien charpenté au torse arrondi, un visage expressif, de grands yeux enfoncés dans leurs orbites, un nez plat, une bouche proéminente et de larges oreilles rondes.
Leur dentition, avec de longues canines et des molaires plates, est particulièrement adaptée à la mastication des fruits.
Illustration Elisabeth Smith
Debout, leurs bras pendent jusqu'aux genoux. Comme tous les primates, le chimpanzé se distingue par la remarquable évolution de ses pieds et de ses mains:
ainsi, aux quatre membres, ses pouces s'opposent aux autres doigts, se transformant en de véritables outils de préhension.
De plus, ses doigts se terminent par des ongles et non des griffes, ce qui le rend encore plus habile dans la manipulation d'objets, si minuscules soient-ils.
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