Mardi 20 octobre 2009

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Le Livre des Morts

 

                     

 

  

 

 

                      

 

 

 


 

  • Le livre des morts

 

 

 

 

C' est un livre sacré dans l'Égypte pharaonique ;

il décrivait l'ensemble des étapes que le défunt

devait traverser avant d'entrer dans le monde

inférieur, le monde des morts.

 

 

 

      

 

 

 

 

   

 

 

Sur cette peinture, on peut remarquer le rôle

 important que joue Anubis (le dieu à tête de chacal),

 car celui qui prépare le défunt pour le jour du dernier

 jugement ; celui qui pèse l'âme du défunt (la contre

balance c'est la plume de la déesse Maat porte sur sa

 tête).

 

 

Cette étape est supervisée par le dieu Thot (le dieu à

tête d'ibis) qui note tout ce qui passe sur son registre.

Ensuite, c'est Horus, le dieu à tête de faucon qui va

présenter le défunt à Osiris.

 

 

Enfin, c'est Osiris, le  dieu qui règne sur le monde

des morts qui donne

 son véridique sur le sort du défunt. Osiris est

 bien sûr est aidé par sa sœur et son épouse (Isis)

et sa deuxième sœur Néphtys.

  • Anubis :

    Ce dieu est représenté sous la forme de d'un

  • chien ou chacal noirs, ou d'un homme à tête de

  •  chien.

  • Anubis est une divinité capitale dans le processus

  •  de la momification, car on lui attribue

  •  l'invention de la momification, qu'il la

  •  pratique pour la première fois sur Osiris ; à ce titre, il est le patron des embaumeurs.  

  •  

    • Dans le livre des morts on le voit prenant

     soin de la momie ; c'est lui aussi qui introduit

     le défunt au monde des morts le conduit

    devant le tribunal d'Osiris.

     

     

    • Il est aussi l'animal qui veille aux tombes

    (comme un chien errant qui rôde dans

     les cimetières) ; à propos de cette

    fonction, on trouve un merveilleux chien

     noir dans la chambre du sarcophage de

     la tombe du jeune pharaon Toutankhamon. ;

     cette sculpture moderne et une copie la statue de

  • cette statue.

    • Ces quatre titres honorifiques : "Celui à qui

     est la bandelette" ; "Président du divin pavillon"

     où l'on momifiait ; "Seigneur de la nécropole" et

     "Celui qui est jonché sur la montagne" comme

     étant le protecteur des nécropoles.

  • Déjà, avant Osiris et sa momification, il fut

 considérer comme le grand dieu funéraire

 et à lui il faut adresser les souhaits de survie.

 

 

  • "Anubis : dieu égyptien qui présidait aux rites

funéraires. Représenté sous la forme d'un

 chacal (ou d'un chien) ou comme un homme

 avec une tête de chacal, c'est pour avoir

aidé Isis à embaumer Osiris qu'il devint le dieu des enfers

 

 

 

 

  • Osiris : dieu égyptien, frère et époux d'Isis.

 Il est jalousé par son frère Seth, qui le jette

 dans le Nil. Isis le retrouve à Byblos et le

ramène. Mais Seth s'empare à nouveau

d'Osiris, dont il dépèce le corps en 14 

morceaux, les dispersant à travers l'Égypte.

  

  •  Isis se remet en quête de son époux,

reconstitue son corps et lui redonne vie.

Du dieu ainsi ressuscité, elle conçoit un

fils, Horus, qu'elle élève en secret dans

 le Delta et qui héritera plus tard de

la royauté terrestre de son père, tandis

 que ce dernier gouverne le royaume

souterrain des Bienheureux. Sur ce

 mythe du dieu de la résurrection s'édifia,

en Égypte puis dans le monde gréco-romain,

 toute une tradition de rites funéraires et

de croyances dans la survie.

    

 



  • Isis : déesse égyptienne.

 

 

 

Sœur et épouse

d'Osiris, mère d'Horus, elle est le modèle

 de l'amour conjugal et du dévouement maternel.

 

 

  •  Le culte d'Isis, fort important en Égypte,

 se répandit très vite dans le reste du

 bassin méditerranéen, jusqu'en Gaule, sur

le Rhin et le Danube.

 

 

 

Isis devint même, à  l'époque hellénistique et

romaine, la figure de

la déesse universelle ;

 

  

 

on célébrait en son  honneur, outre des fêtes

 publiques, des  cérémonies secrètes et des

mystères initiatiques.
 

 

 

 

 

 

 

Horus : dieu solaire de l'ancienne Égypte, représenté

 sous la forme d'un homme à tête de faucon

ou d'un soleil ailé.

 

 

 

 

Le nom d'Horus, honoré comme

 le dieu patron de la monarchie, constitua pendant

 3 000 ans le premier nom de la titulature royale.

 

 

 

 Dans la légende d'Osiris, le fils de celui-ci et

d'Isis est un Horus

 

          

 

(car ce nom désigne, en

fait, une espèce divine), destiné à succéder

 à son père comme roi de la terre.

      

 

 

  • Thot :

 

      

 

 

  •  dieu égyptien représenté comme

 un homme à tête d'ibis ou un cynocéphale.

 Honoré surtout à Hermopolis, c'était un

dieu lunaire, le démiurge créateur,

 le maître du savoir, l'inventeur de l'écriture,

 un juge chargé de peser les âmes et un

 magicien. Les Grecs l'assimilèrent à

Hermès et, entre le IIe et le IIIe s.

 apr. J.-C., il devint Hermès Trismégiste.

 

 

Ce qu'on est convenu d'appeler Livre des Morts consiste en une collection de textes magiques et d'incantations funéraires dans laquelle se sont glissés quelques hymnes à Rê et à Osiris.

         

 

 Leur but était de protéger le mort dans son voyage dans l'au-delà.

 

               

 

Ces formules devaient être prononcées dans certaines circonstances et elles permettaient au mort de surmonter les dangers qui le menaçaient alors.

 

        

 Ces textes étaient, en plus ou moins grand nombre, réunis sur des papyri et placés dans des coffrets dans les tombes, déposés dans le sarcophage ou encore glissés entre les bandelettes de la momie.

 

 Les papyrus varient autant dans le nombre et dans le choix des formules que dans les vignettes qui les illustrent.

 

     


Jean-François Champollion (1790-1832) avait nommé "rituel funéraire" l'une de ces collections de textes publiées par les savants de l'expédition d'Égypte.

 

 

 

 En 1842 l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius (1810-1884) en fit une édition d'après un papyrus de Turin, daté de l'époque des Ptolémées, comportant 165 formules, auquel il donna le nom de Todtenbuch (Livre des Morts), qui lui est resté.

           

 

 

Dans son édition, chaque formule correspondait à un chapitre : depuis, titre et division en chapitre ont été repris par tous les éditeurs et traducteurs de ces textes, le papyrus de Turin constituant ce qu'on pourrait appeler la « vulgate ».

 

      

 

 Le titre de « Livre de la sortie au jour » conviendrait mieux pour désigner un ensemble dans lequel une grande quantité d'incantations sont destinées à permettre au défunt de revenir sur la terre pendant le jour, bien que ce titre ne parviendrait pas à coiffer une collection de textes aussi disparates. Par ailleurs, cette division en chapitres dans l'ordre où ils se trouvent est complètement arbitraire.

 

 

Si certaines formules du Livre des Morts se rencontrent déjà dans les Textes des Sarcophages et remontent à la XIe dynastie, les plus anciens papyri trouvés sur des momies et contenant un certain nombre de chapitres du Livre des Morts ne remontent qu'au Nouvel Empire.

 

 

C'est aussi cette époque, qui voit l'apogée de la civilisation égyptienne, qui a fourni quelques-uns des plus beaux exemplaires de cet ouvrage merveilleusement ornés de vignettes en couleurs.

 

Les papyri de ce qu'on est convenu d'appeler « la recension thébaine » renferment des séries de formules en nombre variable : le papyrus de Kha (musée de Turin) n'en recense que trente-trois, celui de Iouya (musée du Caire) quarante.

 

 

Ce n'est qu'avec le temps que le nombre de chapitres s'accroît, comme si la multiplication des formules magiques devait en augmenter l'efficacité.

 

 

 

Il faut d'ailleurs tenir compte que nombre de ces chapitres surajoutés ne sont que des doublets, des répétitions plus ou moins tronquées ou mutilées de chapitres plus anciens et déjà intégrés dans le livre.

 

  

 

 Ce n'est qu'a l'époque saïte, sous la XXVIe dynastie, que le Livre des Morts prend sa forme définitive, et que l'ordre des chapitres est désormais fixé.

 

 

 

Neuf chapitres supplémentaires, étrangers à la publication de Lepsius et ne figurant pas dans son papyrus ptolémaïque, se trouvent dans cette recension dite "saïte" et ont été publiés en 1882 par l'égyptologue hollandais Willem Pleyte (1836-1903) (voir def. à la fin)

 


C'est le Livre des Morts qui nous décrit les pérégrinations de l'âme après la mort, le jugement osirien, la vie dans les champs d'Ialou.

 

 

 

Il donne le modèle de la confession négative et les formules abondent pour animer les oushebti, pour recevoir les offrandes, boire, manger, respirer l'air frais, revenir dans le monde des vivants aussi bien que pour rejoindre le soir la barque de Rê, se défendre contre les crocodiles et tous les monstres qui peuplent l'au-delà.

 

     

 

En fait, s'il n'est pas le moins du monde une « Bible » des anciens Égyptiens, comme on l'a prétendu, et s'il n'a tenu que peu de place dans leur vie, il a été leur grand compagnon dans l'au-delà et il a recueilli dans ses incantations la plus complète vision d'un fantastique monde des morts qu'aient jamais eue les Égyptiens.

 

 

 

 

Mystères égyptiens et Livre des Morts

On donne le nom de mystères à des fêtes qui, d'une part, comportaient des manifestations publiques où étaient plus particulièrement commémorés des faits de la geste des dieux qu'on mimait et, d'autre part, étaient achevées par la pratique de rites dans le secret des temples.

 

 

Ces fêtes étaient en général consacrées à la passion d'Osiris, à la quête d'Isis et surtout aux luttes entre Horus et Seth.

 

 

Nous les connaissons plus particulièrement par les auteurs grecs, à commencer par Hérodote ; celui-ci nous donne de nombreux éléments, quoiqu'il montre toujours la prudence d'un homme pieux devant les choses divines.

 

  

 

 « Sur ce lac [le lac voisin du temple de Neith à Sais], rapporte-t-il, les Égyptiens donnent pendant la nuit des représentations où sont mimés des faits réels et qu'ils appellent mystères. Je les connais et sais tout ce qui s'y rattache, mais un silence religieux doit voiler ces choses. »

 


A Busiris, on dressait le pilier djed et on sacrifiait un boeuf couvert d'offrandes, qui était ensuite consumé, tandis que la foule se portait de grands coups ; les représentations nous montrent aussi la foule dansant.

 

 

De toute part venaient en barque à Bubastis des familles, les hommes jouant de la flûte, tandis que les femmes maniaient des castagnettes et chantaient en battant des mains.

 

 

Parvenues dans la ville, les femmes des pèlerins injuriaient les femmes de Bubastis, puis on faisait des sacrifices et on consommait une grande quantité de vin. C'est sans doute là la commémoration de la quête d'Isis à Byblos et à travers l'Égypte.

 

     

A Saïs avait lieu la fête des lampes : pendant une nuit, on allumait des lampes dans les rues de la ville, et cette coutume aurait été suivie à travers toute l'Égypte.

          

 

 La raison de cette fête, assure Hérodote, < se trouvait dans le récit de légendes sacrées », qui étaient sans doute la passion d'

Osiris.

 

       

 

A Paprémis, autre ville du delta consacrée à Seth, la statue du dieu allait en procession sur un char et lorsqu'elle revenait dans son temple, des prêtres, armés de bâtons, lui en interdisaient

 

 

 

 l'entrée ; le peuple venait alors à son secours et une bataille rangée mimait un mythe selon lequel Seth, ne pouvant rentrer chez sa mère, repoussé par des serviteurs, allait chercher du secours pour forcer l'entrée.

 

               

A Ombos, cité de Seth en Haute-Égypte, avait lieu un semblable combat contre les gens de Dendérah, ville d'Hathor, assimilée ici à Isis.

 

 

 

 A Abydos, autre cité osirienne, une procession sous la conduite d'Oupouawet, dieu-loup du delta qui accompagna Horus dans ses luttes, se heurtait aux partisans de Seth, qui interdisaient l'entrée du sanctuaire que les processionnaires forçaient à la suite d'un combat.

                



Mais on s'est posé la question de savoir s'il existait dans l'Égypte des hautes époques des mystères du genre de ceux de la Grèce et, pour rester dans le domaine égyptien, de ceux d'Isis tels qu'ils se sont développés à l'époque de l'occupation grecque et ensuite romaine.

 

 

 

 

 

 Existait-il des cultes de caractère secret réservés à des initiés qui, par l'initiation qu'ils avaient subie, croyaient avoir accès à une vie éternelle ?

 

       

 

Il est vrai que les textes funéraires égyptiens laissent supposer que la croyance en une vie après la mort qui durerait l'éternité était généralisée.

   

         

 

 Ainsi a-t-on pu mettre en doute l'existence de tels mystères qui n'auraient rien apporté de nouveau aux conceptions eschatologiques des Égyptiens.

 

             

 

Les cultes à mystères des Grecs, et plus particulièrement ceux d'Éleusis, apportaient sans doute une promesse de vie éternelle aux initiés, alors qu'était généralisée la croyance en un enfer froid et sombre où les morts n'étaient plus que des ombres, de sorte que, comme le dit Achille à Ulysse dans la nékya de l'Odyssée, il vaut mieux être le dernier des mortels sur la terre que le premier parmi les morts.

 

 

Par ailleurs, des courants mystiques comme l'orphisme promettaient aux orphiques un retour de l'âme dans le monde céleste d'où elle avait chu.

La question qui se pose en réalité, est de savoir si réellement 1 conceptions eschatologiques de la majorité du peuple égyptien étaient aussi spirituelles qu'on pourrait le penser à partir, précis ment, de certains passages des
livres funéraires.

 

 

 

 

La lecture du Livre des Morts en particulier étonne par la disparité des croyances c s'y mêlent.

 

On y trouve les conceptions les plus matérialistes, l plus élémentaires, comme la survie dans les champs d'lalou c n'est jamais que la poursuite de la vie terrestre dans ses meilleurs aspects, à côté d'une vision céleste de l'âme qui contemple lumière divine dans le monde des étoiles.

 

 

Dès lors, on est en dr de se demander si les scribes, qui ont établi la structure du Livre des Morts à partir d'incantations et de textes puisés arbitrairement ce qu'il semble dans la tradition connue par nous grâce aux textes plus anciens, à savoir ceux des sarcophages et des pyramides,

 

        

 

mais aussi dans d'autres traditions dont nous ne pouvons suivre le cheminement, n'ont pas mêlé des textes purement magiques d'origine populaire à des textes ésotériques dont ils ne connaissaient peut- être même pas le sens occulte.

 

 

Ainsi, si la majorité des formules bien destinée à armer l'âme-ba du mort pour parvenir jusqu'à l'Amenti, il en est quelques-unes qui concernent les vivants et s comme des rappels de l'initiation subie par le défunt ; elles diffè rent d'ailleurs souvent des modèles donnés par les incantations funéraires et se présentent comme des dialogues ou des récits.

Le dessein de cette introduction n'est pas de chercher à démontrer cette hypothèse, mais seulement de la poser. Les commenta que je donne des textes traduits, à la suite de la plupart des formules, mettent en valeur ces aspects lorsqu'ils se présentent s'agit simplement ici de proposer des suggestions et d'ouvrir quelques voies.

 

 

 

 

1)Les dieux du Livre des Morts

Le dieu dominant du Livre des Morts est évidemment Osiris.

 

Au cours des siècles, la personnalité d'Osiris s'est nourrie au point de former une divinité très complexe et cependant logique dans son développement, et particulièrement proche de la sensibilité de peuples qui vivent une religion de salut fondée par un homme-dieu ai a connu une < passion » parmi les autres hommes.

 Osiris_and_Isis_small-copia.gif image by Cristy66france

 

C'est à Busiris qu'apparaît Osiris, où il succède au dieu-pasteur Andjty, dont il prend tous les attributs.

 

Il est tentant de voir dans cette figure un personnage historique, le premier peut être qui, pendant l'obscure période prédynastique, aurait unifié les clans du delta, voire l'Égypte entière.

 

       

 

 

La plus ancienne version de sa geste se trouve dans les Textes des Pyramides ; i1 est alors intégré à l'Ennéade héliopolitaine en tant que fils de Geb et de Nout. Il y est e frère aîné d'Isis, de Seth et de Nephthys.

   

 

II apparaît dans ces textes que c'est aidé par Thot que Seth, afin sans doute d'usurper le trône, fait périr Osiris, qui a succédé à son père Geb.

 

 

  

 

Isis et Nephthys recherchent son cadavre avec force lamentations et, lorsqu'elles l'ont retrouvé, les dieux lui rendent la vie.

 

                 

 

D'autres traits de la légende sont mentionnés à des époques ultérieures, tels l'embaumement par Anubis(inpou), relaté dans un des Textes des Sarcophages.

 

 

 

Il n'en demeure pas moins que bien des éléments de la légende qu'on ne trouve pas dans les Textes des Pyramides doivent être contemporains ou même plus anciens que ces derniers.

 

                 

 

 

Ainsi, il semble que de nombreux épisodes, qu'on ne trouve que dans le mythe rapporté par Plutarque, dans son traité sur Isis et Osiris, doivent remonter à une très haute époque.

 

        

 

Dans ce texte, Geb et Nout ont leurs quatre enfants, auxquels est ajouté Haroëris 'Horus l'Aîné) ; ces cinq enfants naissent successivement pendant les cinq jours épagomènes.

 

        

 

Osiris succède à leur père Geb, et il règne avec sa soeur et épouse Isis.

 

           

 

Roi divin et philanthrope, il enseigne aux hommes l'agriculture et les pratiques de la religion. Jaloux de ce règne bienfaisant, Seth et soixante-douze conjurés )offrent à Osiris un festin et, par jeu, Seth présente un coffre dans lequel chacun des convives va s'installer pour voir s'il peut y rester à l'aise.

       

 

Quand vient le tour du naïf, les conjurés ferment le couvercle et jettent le coffre dans le Nil. Isis part alors en quête de ce cercueil que les flots ont apporté jusqu'aux rivages phéniciens de Byblos.

 

 

     

 

 Un érica a entre-temps poussé sur le coffre contenant le corps d'Osiris, l'enfermant dans son tronc. Le roi de Byblos fait tailler ce bel arbre en un pilier et Isis, qui parvient à Byblos, se fait donner la colonne et le cercueil, qu'elle ramène dans les marais de Chemnis, près de Bouto.

 

        

 

Elle ouvre alors le coffre et se fait féconder par Osiris, bien que défunt. Seth, ayant appris l'aventure, profite d'une absence d'Isis pour s'emparer du coffre et dépecer le corps d'Osiris en quatorze morceaux qu'il disperse à travers l'Égypte.

 

     

 

Isis se met alors en quête des morceaux, qu'elle ensevelit sur place à mesure qu'elle les retrouve, et là furent élevés des sanctuaires osiriens.

        

 

Cela explique que plusieurs cités d'Égypte se vantèrent de posséder la tombe du dieu.

 

      

 

Osiris resta finalement dans le royaume des morts, dont il devint le souverain. Selon une autre version, Thot, Anubis, Isis et Nephthys réunirent les morceaux et en firent un corps rendu immortel par la momification.

       

 

Les Égyptiens avaient aussi localisé le lieu où aurait été noyé Osiris : son nom était Nédit et il était situé sur le bord du fleuve, près d'Abydos. Dans l'Osireion d'Abydos était conservée la tête d'Osiris :

 

             

 

l'importance de cette partie de la dépouille du dieu justifie les pèlerinages en ce lieu saint. Quant à la nature de la tête du dieu, et son origine réelle, on en est réduit à des hypothèses.

 

        

 

 Il paraît cependant probable qu'il ne s'agissait pas d'une tête humaine momifiée, mais plutôt d'un symbole. La tête aurait été conservée dans une corbeille ou une cruche en terre cuite, et soit ces contenants auraient été identifiés au contenu, soit ils auraient renfermé un simulacre de tête, peut-être en papyrus.

 

           

Voici donc la légende constituée. Osiris est un roi mort et divinisé ; la conception de l'essence divine de la royauté est aussi vieille que l'institution elle même, mais ici est intervenu un facteur capital : ce roi se distingua par sa bonté, et sa mort violente, qui forme contraste, a été le point de départ de sa légende et de sa fortune.

                

 

Le dieu est donné comme le roi de l'Égypte entière, bien qu'il ne porte que la couronne blanche du Sud (ce qui semble paradoxal, mais peut-être est-ce pour souligner que ce roi du Nord était aussi le maître du Sud).

 

 

Il est toujours représenté comme le roi mort qui devient Osiris, tandis que son successeur est l'incarnation d'Horus, fils d'Osiris.

     

 

 

Les fêtes d'Osiris célébrées à la fin de l'inondation ne prennent que secondairement un caractère agraire ; ce sont avant tout la célébration de la résurrection du roi défunt dans son fils. Cette fête, « drame de la royauté », renouvelle l'histoire mythique d'Osiris et d'Horus.

 

  

 

Les autres caractères religieux du culte d'Osiris se greffent sur cette légende. Osiris est en relation avec l'eau du Nil, à laquelle son corps donne la force fécondante ; par ailleurs, lorsque Seth le déchiquette, seul son membre viril ne peut être retrouvé car, tombé dans le Nil, il est avalé par l'oxyrhynque, poisson qui, dans le nome de l'Oxyrhynque, est assimilé à Seth.

         

 

 

Dieu fécondant, Osiris est aussi un dieu de la végétation : comme elle, il meurt lors de l'inondation, pour renaître au printemps, après un séjour sous la terre, comme le grain semé.

 

                 

 

Cet aspect était marqué par les Égyptiens qui, lors des fêtes d'Osiris, qui avaient lieu avant les semailles, façonnaient en limon un corps du dieu, où ils mettaient des grains qui levaient, couvrant la statuette de végétation.

 

            

 

 On a retrouvé dans des tombes un certain nombre de ces Osiris végétant. Par ailleurs, la spéculation héliopolitaine en a fait un dieu cosmique.

 

        

 

Cette conception s'explique si l'on admet que, dès l'époque prédynastique, le roi défunt était assimilé à Osiris et qu'il a fallu faire entrer cette conception dans le cadre du dogme de la destinée solaire du roi ; ce dernier rejoint Rê dans le ciel en tant qu'Osiris qui, par le même coup, revêt le caractère céleste du roi mort.

 

 

                 

 

A la fin de l'Ancien Empire, Osiris fut aussi assimilé au Dieu Grand (dieu céleste d'origine préhistorique), comme l'avait été Horus avant lui. Cette conception est liée, en outre, à celle d'Osiris, dieu des morts.

 

        

 

 

Le roi mort continue de régner dans le monde inférieur, qui est une image du monde terrestre, comme Osiris mort règne dans ce monde souterrain. Par ailleurs, le soleil éclairant le monde des vivants, tandis que la lune illumine le monde des morts,

 

           

 

 

Osiris fut identifié à la lune (Aah). C'est sans doute cette conception du roi continuant de vivre et de régner sur l'au-delà qui a finalement fait d'Osiris un dieu des morts ; à ce titre, il a assimilé les divinités funéraires des nécropoles égyptiennes et plus particulièrement Khentamentiou, « le maître (celui qui préside) des Occidentaux » , à Abydos.

 

 

 C'est seulement sous la VI dynastie qu'Osiris paraît à Abydos : on commence déjà à y venir en pèlerinage. Cependant, sous Téti, premier roi de la Ve dynastie, une charte d'immunité protège les biens du dieu Khentamentiou, qui n'est pas encore totalement assimilé au nouveau maître du lieu.

 

 

 Ce n'est qu'au début de la XIe dynastie qu'Antef, s'étant rendu maître d'Abydos, en fera la cité d'Osiris, où auront lieu les célèbres mystères du dieu;celui-ci a alors, complètement assimilé les caractères de l'antique Khentamentiou.

 

         

 

Un autre acteur de la plus haute importance dans le cycle osirien est Isis. Son nom égyptien Iset, signifie "le siège".

 

         

 

 

 Un hymne à Isis, inscrit sur les parois du grand pylône du temple de Philae, donne la mesure de la puissance universelle qu'on lui attribuait à la fin de l'époque des Ptolémées. Isis, vénérable Mère des dieux, donneuse de vie, maîtresse de Philae Dame de la Butte (la butte sainte d'Osiris),

                 

 

 Reine de Senmout (nom égyptien de l'île de Bigeh) pleureuse qui connaît les formes secrètes de ton frère; Vénérable, puissante, souveraine des dieux, Toi dont le nom est exalté parmi ceux des déesses; Grande en magie aux desseins parfaits, dont les charmes refoulent Apophis,

             

 

Toi sans l'accord de qui nul ne peut entrer dans le palais du seigneurs, glorieux de part ta volonté. Son nom est souveraine de la vie elle qui rend vie à l'Egypte(...) Puissante dans Thèbes, Grande dans Dendérah, Forte à Memphis,

 

  

 

Mère divine dans Coptos, exaltée à Akhmim, maîtresse de tous les nomes, qui domine l'Ennéade par ses charmes magiques, Puissante, la force te confère ton prestige. Adorée dans le ciel, souveraine des étoiles, qui mets les étoiles sur leur orbite, Isis maîtresse de vie, dame de la butte sacrée, Souveraine et régente de Philae, Dame des pays du midi.

 

                      

 

Anubis

 

       

 

Ce dieu, appelé Inpou ou Anepou par les égyptiens, possède toujours sur son corps humain une tête de chien sauvage ou de chacal.

 

 

 

Sur la portes des hypogées ont peut le voir représenté sous la forme d'un grand chien noir, qui veille, couché sur un socle en forme de mastabas.

 

  

 

 

 

 

            

 

 

Sa peau de couleur noir est celle des décédés une fois le procédé de momification terminé.

 

    


Fils de

Nephthys , pour certaines traditions, son père est Seth, pour d'autres Osiris.

 

            

 

Il était couramment honoré de quatre épithètes: «celui qui est la bandelette» et «président du divin pavillon» où l'on momifiait, car il avait inventé la momification pour reconstituer le corps d'Osiris démembré par Seth. 

 

             

 

 Il était ainsi devenu le patron des embaumeurs, le dieu de la momification, «seigneur de la nécropole» et «celui qui est juché sur sa montagne».

 


Ce dieu noir introduisait les morts dans l'autre monde et veillait sur les tombes.

      

 

 

Il étais incarné dans le chien sauvage, ou dans le chacal, qui rôde dans les cimetières. Après cet événement, Anubis présida les cérémonies funéraires et guida les morts dans les enfers.

 

 

 

Il protège le corps du décédé pendant son long voyage, il s'assure que ce corps ne sera pas dévoré par

Amon le "Mangeur de morts".

 

       

 Avant Osiris, il fut considéré comme le grand chien funéraire, c'est à lui que s'adressent les souhaits de survie gravés dans les plus anciens mastabas. Il passait, du moins à l'époque tardive, pour être le fils d'Isis et d'Osiris.

 

 

       

Ces sanctuaires particulier étaient assez nombreux, le plus célèbre de ses temples se trouvait en Moyenne Égypte, d'ou il serait originaire, dans la ville que les Grecs appelèrent Cynopolis, «la cité des chiens», dans le 17eme nome de Haute-Égypte.

 

        

 Anubis présidait à l'embaumement et accompagnait les rois défunts dans l'au-delà. Lorsque les rois paraissaient devant Osiris pour être jugés, Anubis plaçait leur coeur sur un des plateaux d'une balance, et une plume

 

 

(représentant Maât) sur l'autre. Il est décrit dans le livre des morts comme celui qui pèse le coeur des défunts dans le hall des deux vérités.

 

 

Si le coeur du défunt est plus léger qu'une plume, celui-ci est alors autorisé à continuer. Le dieu Thot enregistrait le résultat, dont dépendait le droit du roi d'accéder à l'au-delà.

 

 

 

Par aelya - Publié dans : Les mysteres du Nil - Voir les commentaires
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  • : c'est mon univers tout ce que j'aime la féerie du monde des fée et des lutins ; des sirènes des océans et des déesses de l'olympe et je vous ouvre les portes vers les anciennes civilisations disparues et je vous fait voyager dans l'espace a la recherche des OVNIS et des étoiles et je vous attire vers l'audela de la vie pour communiquer avec les esprits frappés et retrouver les forces obscures du monde d'en bas et même les anges du paradis tout ce qui dépasse toute logique et réalité afin de déco
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  • : aelya
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  • : Femme
  • : réveuse simple imaginative amoureuse de la natu
  • : J'aime rêver m'évader loin du quotidien et croire que les générosité des cœurs simples existe encore J'aime voir les gens sourire et être heureux et aller au delà du réel au limites du fantastiques

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