le mythe des blondes
Elles nous fascinent, elles nous agacent, elles nous
séduisent.
Leur chevelure claire en fait rêver plus d'une jusque sur le
continent africain et au Japon. Pourtant, sur une planète de 6 milliards d'humains, elles ne sont que 3 millions.
Alors pourquoi tant de passion?
"D'où nous viennent nos blondes? Elles sont un produit d'importation:
si l'Andalouse est parfois blonde, c'est que le mot Andalousie est décliné
des Vandales, peuplade de Germanie qui laissa une si bonne impression que son nom est synonyme de sauvageons exaltés.
Ils s'installèrent dans le sud de l'Espagne au Ve
siècle.
Et si la Sicilienne nous propose des reflets clairs sous le foulard de deuil,
c'est que la principale île de l'antique Grande-Grèce fut terrain de jeu des Vandales et des Ostrogoths (491),
passa aux Byzantins en 535, aux Arabes au IXe siècle, aux Normands
dorés de Roger Ier en 1061, enfin aux Allemands au XIIe siècle. Nos blondes ne manquent pas de racines.
Fantasmes à vendre
La blondeur ferait rêver depuis la nuit des temps. Elle fait surtout rêver les femmes qui aiment les hommes qui aiment les blondes.
D'après une étude américaine citée par Marilou Bruchon-Schwetzer et
Jean Maisonneuve dans Le Corps et la beauté (PUF), 84% des femmes sont persuadées que «les hommes préfèrent les blondes».
Alors que cette même étude révèle qu'ils ne seraient, en réalité, que 35%
dans ce cas de figure. Pour ces femmes,
Christophe Robin a ouvert le premier salon uniquement dédié à la
coloration.
Dans une cour derrière la monumentale porte d'un hôtel particulier du IIe
arrondissement de Paris, il soigne, décolore, recolore les cheveux des plus grandes stars, et des autres.
«Lorsque je demande à une femme pourquoi elle veut se teindre en blond, la
réponse est: «Parce que mon mari regarde les blondes.» Chez les blondes, il y a quelque chose de sensuel, de sexuel.
Elles sont persuadées que blondes, elles attireront davantage le regard
des hommes.» Comme si le blond était la solution de tous leurs problèmes...
«Certains mannequins dans le creux de la vague, et réduits à poser dans des
catalogues de lingerie allemands, viennent me voir pour que je les relooke, explique-t-il.
Je les rends un peu plus blondes, un peu plus miel, plus dorées. Leur
carrière retrouve un nouveau souffle.»
Ces rêves de blondeur valent de l'or. Pour s'offrir la dernière tendance - «nacré, presque blanc» - venue du Grand Nord,
qui nécessite une décoloration totale, il faut débourser 300 euros, y revenir
tous les six à dix jours pour entretenir l'effet irisé. Le fantasme n'a pas de prix.
Ce supposé fantasme masculin de la blonde n'est-il qu'un mythe entretenu par les femmes?
«Pour certains psys, affirme Martin Monestier, les hommes préfèrent les
blondes parce qu'elles incarnent la femme fragile, celle qu'il faut protéger.
Elles correspondent mieux à la nature du mâle, viril et protecteur,
qu'une brune, réputée plus colérique et têtue.» Pourquoi fragile? Parce que la blondeur est la couleur de l'enfance:
les cellules qui fabriquent la mélanine, chez la plupart des enfants, ne sont
pas opérationnelles. Elles s'activent avec l'âge, souvent à l'adolescence. Beaucoup de bruns durs sont d'anciens blonds qui ont refoulé loin leur vulnérabilité.
Il y a de la nostalgie dans la fascination pour les blondes.
Où une blonde devient brune
Douceur et innocence de la femme- enfant: l'image colle à la peau diaphane des jolies blondes aux yeux bleus. Agacée par ce stéréotype, Adèle, 29 ans, est passée du blond clair doré au
châtain foncé profond: «Tout le monde me considérait comme une personne calme, douce et posée.
On me surnommait Heidi ou Cindy. Et ça m'énervait et n'avait rien à voir avec
ma vraie personnalité. Mais il est vrai que j'ai joué avec cette image d'ingénue.
La femme-enfant flatte leur ego de mâle dominant. Je pense que, pour
certains, se montrer avec une blonde est un signe extérieur de richesse, comme posséder une Rolex ou une Porsche.» Adèle sait-elle qu'elle rejoint le groupe punk Iceland, qui a abandonné la
crête blonde pour le poil brun?
Dans l'imaginaire masculin, la femme-enfant, c'est bien, mais la pin-up des années 1950, puis la bombe incendiaire de l'inusable triptyque central de Playboy (la première à la Une, la
première playmate furent blondes) sont assurées de pérennité."

Les hommes préfèrent-ils encore les femmes
blondes
Aussi sûr que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest, que les bons comptes font les bons amis
et que l'argent ne fait pas le bonheur, il est une vérité immuable, profondément ancrée dans la mythologie de nos sociétés occidentales:
les hommes préfèrent les blondes.
Subtile alliance d'innocence supposée et de perfidie fantasmée, la blonde incarne l'idéal masculin par
excellence.
Qu'importe les moqueries et les quolibets dont use et abuse l'intelligentsia brune pour les vilipender, leur blonde hégémonie perdure.
Fatale et futée, la blonde squatte le paysage audiovisuel français, et sa suprématie cathodique ne semble nullement menacée.
Ainsi, la ravissante et néanmoins très professionnelle Laurence Ferrari a-t-elle coiffé la brune
Marie Drucker dans la course au poste convoité de présentatrice du journal de 20 heures de TF1.
Au jeu cruel du JT, une blonde vaut plus qu'une brune, et l'emporte même sur le candidat de la diversité,
Harry Roselmack.
Mieux, les blondes surfent sur le mercato télévisuel et jouent de leur sororité capillaire pour
s'échanger les postes.
Anne-Sophie Lapix, transfuge de M6, quitte TF1 pour remplacer Laurence Ferrari sur Canal +. Quant à
Virginie Efira, elle préfère dorénavant jouer de sa blondeur sur la chaîne cryptée plutôt que sur la Six.
Omniprésentes sur le petit écran, les blondes le sont aussi sur le grand. La fin de l'ère sulfureuse ouverte par une Sharon Stone sexy à se damner a permis l'émergence de la blondeur
voluptueuse d'une Scarlett Johansson enjôleuse et boudeuse.
De Gwyneth Paltrow (Oscar 1998) à Charlize Theron (Oscar 2003) en passant par Reese Witherspoon (Oscar
2005), la domination blonde est si prégnante dans le milieu cinématographique que, pour survivre à Hollywood, la rousse Nicole Kidman a préféré se teindre en blonde.
Et, si les atouts outranciers de Pamela Anderson ont laissé place au charme chic et discret d'une
Carry Bradshaw («Sex And The City») ou à la beauté torturée d'une Lily Rush («Cold Case»), la blondeur est toujours une valeur sûre pour les héroïnes de séries télévisées.
Un pré carré semble cependant aujourd'hui leur échapper: celui des magazines féminins.
Ces journaux, qui ont pourtant fait les grandes heures de la domination blonde, paraissent
aujourd'hui les délaisser au profit de mannequins plus black-beur.
«En même temps, ironise la jolie brune Sophie Fontanelle, romancière et créatrice du «feuilleton
mail» de Fonelle dans le magazine Elle, quand on fait un papier sur les plus belles filles du monde, ça finit toujours en papier sur les blondes.»
Quant a la télé-réalité, elle a habilement lancé la carrière victimaire de blondes incendiaires comme Loana. Il est vrai que la blonde manie le soufre comme personne et sait mener les
paparazzi par le bout du téléobjectif.
Elle use de sa blondeur pour se créer un personnage vide et sexy en diable (Paris Hilton), et va
même jusqu'à tondre sa blonde chevelure pour mieux exposer sa souffrance (Britney Spears).
Bref, les blondes sont partout et leur règne est, aujourd'hui encore, sans partage. Mais comment expliquer cette suprématie?
Empruntant le titre d'un célèbre film d'Howard Hawks, cette journée permettra de révéler les nombreuses
nuances des représentations de la blondeur dans les arts : peinture, littérature, cinéma, nouveaux médias, et ce jusqu'à ses expressions les plus contemporaines.
La figure de proue de cette traversée, où nous croiserons sirènes, Lorelei, princesses et femmes
fatales, sera bien évidemment Marilyn Monroe, qui incarne à elle seule ces différentes facettes.
En effet, l'actrice américaine met sa blondeur autant au service de la comédie (Certains l'aiment
chaud ou Sept ans de réflexion de Billy Wilder), que du drame (Le démon s'éveille la nuit de Fritz Lang,
The Misfits de John Huston), illustrant par là même l'ambivalence d'une telle couleur. C'est cette
ambivalence, traversant les siècles et les arts, qui, du fait de sa constance, nous intéressera.
La palette du blond, allant des pures Madones de Fra Angelico aux icônes de la Pop Culture, en passant par
l'innocence des princesses de contes de fées, se révèle avant tout objet du désir.
Un désir qui mène parfois à l'obsession, à l'image des blondes filmées par Hitchcock et qui hantent désormais
le cinéma de David Lynch, Paul Verhoeven, Dario Argento ou Brian de Palma.
Il s'agira donc de comprendre quels sont les modalités et enjeux de ces différentes valeurs qui vont du sacré
au profane.
Comment une telle couleur parvient-elle à incarner des registres aussi différents : couleur de feu,
arborée par les Vénus de peinture (Titien, Giorgione, Botticelli…) et de cinéma
(Jean Harlow, Marlene Dietrich, Jayne Mansfield, Anita Ekberg) ou couleur de glace, capturée sur les toiles
de Füssli, Gustave Moreau et par la caméra de Buñuel, Bergman ou Antonioni ? Pourquoi le blond exerce-t-il une telle fascination et éveille-t-il autant de fantasmes ? Révélateur ou
artifice, arme d'Eros ou de Thanatos, est-il le fruit d'une métamorphose, physique ou psychique ?
A quoi sert une blonde ?Qui va lire cet article ?
Les hommes, parce qu’ils adorent les blondes, es brunes parce qu’elles
détestent les blondes et les blondes parce qu’elles veulent savoir à quoi elles servent
détestent les blondes et les blondes parce qu’elles veulent savoir à quoi elles servent.
Tout d’abord, il ne faut pas confondre les vraies blondes et les fausses blondes. Les premières sont nées
sans cheveux et très claires de peau, les secondes sont nées brunes mais veulent plaire et pour attirer l’oeil, elles n’ont d’autre choix que de se teindre en …. blonde. Dans le 1er cas, elles
n’y sont pour rien, elles subissent les sarcasmes des blagues si nombreuses écrites sur elles. Et dans le 2ème cas, elles ont vite fait de retorquer qu’elles ne sont blondes que par
coquetterie. Partout les blondes sont mises en cause, y compris au travail comme cette blonde à son bureau qui pleure à chaudes larmes et qui répond à son collègue que son père est mort la
veille. Son collègue la réconforte et lui présente ses condoléances. Un peu plus tard, cette même blonde reçoit un appel et quelques secondes après elle se remet à pleurer de plus belles. Son
collègue s’approche d’elle à nouveau et lui demande pourquoi elle pleure. La blonde répond : "C’est pas croyable, c’était mon frère, lui aussi, son père est décédé hier." Et les blondes
sont mises en avant et on parle d’elles à tout propos : la maison, les enfants, le travail, l’informatique, la voiture, les voyages. Ceci prouve bien que les blondes sont nécessaires dans
notre vie car sans elles, de qui parlerions-nous ? A oui,…..des brunes, bien-entendu.
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